Remi Chapeaublanc | Photographer

My Life

Voici mon nouveau projet : From NZ to FR, by the Road

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Il y a environ 2 ans, nous étions avec Maria en train de lister notre top 5 des pays que nous aimerions visiter. La Nouvelle-Zélande était présente dans chacune de nos deux listes : parfait ! La décision était donc prise, nous allions aller vivre un an sur cette île qui nous faisait fantasmer autant l’un que l’autre.

Mais pour moi, ce projet avait comme un goût de… trop peu ! Je n’arrivais pas vraiment à me satisfaire de « juste » aller vivre un an de l’autre côté de la planète. Et je dois l’avouer, vivre un an au même endroit n’était pas des plus rassurant pour moi dont la hantise de la lassitude n’est jamais très loin.

C’est alors qu’un soir, avachi sur un canapé, je dis à Maria :

— Ça te dirait de faire le tour de la Nouvelle-Zélande en kayak ?
— T’es pas sérieux dit moi ?
— Non bon d’accord c’est un peu compliqué… Et si on rentrait en France par la route plutôt ?
— Rémi t’es sérieux ou pas ? Car ça, ça me brancherait grave !
— Oui oui, très sérieux, ça pourrait être mortel comme projet.
— Ok mais on rentre comment ?
— Je sais pas, bateau, moto… tout ce qu’on trouve quoi.

From NZ to FR

Le projet a ensuite pris le temps de mûrir, et nous d’en évaluer la faisabilité, les points noirs, les contournements… brefs, de longues discussions à fantasmer notre retour après un an à Auckland !

Et ça y est, les 12 mois sont bientôt écoulés — que j’ai pour ma part sectionné en plusieurs parties pour revenir travailler cet été en France — et nous nous apprêtons dans quelques mois à faire embarquer nos motos sur un bateau en direction de la Papouasie Nouvelle-Guinée  !

Nous nous sommes acheté chacun une moto ici en Nouvelle-Zélande, dans le but de les ramener entières jusqu’en France ! Acheter un véhicule, s’y attacher et le rapporter jusqu’en France avait déjà une valeur sentimentale assez forte, mais garder le même véhicule « principal » sur l’ensemble du voyage était en plus beaucoup plus intéressant, tant d’un point de vue financier que du timing.

Les deux motos du projet

A gauche ma moto : une Yamaha TT250R Raid de 1994, baptisé Star-Lord en raison de son design flamboyant. A droite la moto de Maria : une Honda FTR223 de 1999, pas encore baptisé mais déjà tellement canon ! L’une est un choix de raison, avec des capacité de baroudeuse hors norme, l’autres est un choix purement de cœur… je vous laisserais deviner quel choix pour quelle moto !

Mais elles ont une chose en commun : aucun de ces deux modèles n’a jamais été importé en Europe ! Alors, seront-nous les premier importateurs Français ?

Le blog va donc reprendre de l’activité, et notre périple pourra être suivi en temps réel via notre tracker GPS : FROM NZ TO FR
ou en différé sur nos comptes Instagram : Rémi Chapeaublanc et Maria la Rouge

J’ai changé de vie, ça a été dur, et voici mes 3 secrets

Depuis une semaine, jour pour jour, je me suis installé à Auckland en Nouvelle-Zélande. Et aujourd’hui : BOOOM, première journée avec internet dans la colocation ! Résultat des courses, ce matin j’ai pris le temps – affalé sur le canapé du salon commun – de trainer sur Facebook, exactement comme je le faisais tout les matins à Paris.

J’y ai regardé une vidéo marrante, une pétition pour changer le monde, un coup de gueule sur la politique qui se fout vraiment de notre gueule… mais j’y ai surtout vu deux longs articles, écris et dessinés par des amis déprimés. Des amis un peu déprimés, en ce moment j’en ai un paquet, mais des amis déprimés qui le disent ou l’avouent ça c’est déjà plus rare. Je ne sais pas si c’est le fait que je sois loin qui ai changé ma lecture, mais ils m’ont drôlement remués ces articles. Ce qui m’a le plus touché, ce sont ces termes « une vie vide de sens » ou « je ne suis pas heureux non plus » . J’ai l’impression que ça touche beaucoup plus de gens qu’on ne le croit. Toutes ces personnes qui n’aiment pas leurs vies actuelles, ou qui rêvent d’une autre vie pour un jour être (de nouveau) heureux.

J’aime ma vie, oh combien je la chérie ! Je pense même être l’une des personnes à qui on dit le plus « Elle est cool quand même ta vie ! » . En effet je vie d’un métier qui me passionne, je voyage très loin et très souvent, j’ai réalisé quelques exploits personnels dont je suis assez fier, bref je ne lui changerai pas grand chose pour dire qu’elle est parfaite. Loin de moi l’idée de vous faire baver, ou encore de vous donner une leçon sur comment gérer sa vie ! J’avais plutôt envie de vous partager quelques petites astuces qui m’ont permis d’en arriver là. Car oui ma vie n’avait rien à voir avec tout ça il y encore 6 ans, et j’en ai pas mal bavé pour en arriver là.

1/ La perspective

En ce moment je m’entraine pour courir un triathlon, et pourtant ceux qui me connaissent savent que je n’ai pas trop le physique d’un triathlète (1m68, 86 kg, 30% de matière grasse). Avec un groupe d’amis on s’est lancé le défi de courir dans 3 mois un triathlon ensemble. C’est bien beau de se lancer ce genre de défi à la con, mais faut-il encore pouvoir les réaliser. Il y a deux ans, je me suis surpassé un première fois en courant une Spartan Race avec le même groupe, et j’y ai découvert une satisfaction inouïe à la fin de la course. Rien que de repenser à la fin de cette course, avec ma médaille pleine de boue, me redonne le sourire aux lèvres. C’est de cette perspective dont je parle : celle de la fierté. Il est extrêmement dur de se motiver, surtout pour aller en chier et souffrir alors que rien ne vous y oblige. C’est vrai après tout, pourquoi aller se faire mal alors qu’on pourrait rester au chaud sur un canapé ? Mais chez moi la motivation est décuplée lorsque je me concentre sur la perspective qu’elle représente ! Je m’imagine dans 3 mois, fier comme un coq, faisant des pieds de nez à tous ceux qui n’y croyaient pas… Oui, il y a surement de l’orgueil et de l’ego là-dedans, que j’essaye d’utiliser à bon escient. Lorsque je me lance dans un défi (comme traverser la Sibérie en hiver à moto par exemple) le carburant que j’utilise lorsque ça devient vraiment trop dur, c’est de penser à la perspective du futur, au lieu de céder à la douleur du présent. Pourquoi continuer alors que c’est horrible et que ça fait mal ? Pour que les autres soient fiers de moi, et surtout pour que je sois fier de moi une fois tout ça fini. La perspective chez moi est une source de motivation extraordinaire.

2/ Les peurs

Il y a 6 ans sous la pression d’un ami, je me suis fait violence et j’ai acheté un billet d’avion aller simple pour le Népal. Je n’ai jamais autant détesté et aimé cet ami en même temps. J’étais tétanisé à l’idée de partir tout seul et longtemps, dans un pays dont je ne connaissais rien mis à part qu’il y avait de grandes montagnes. A vrai dire, je n’étais pas sportif, encore moins montagnard et surtout : J’AVAIS TRES PEUR D’ÊTRE SEUL ! Mais une fois arrivé à l’aéroport de Katmandou, sans argent local et avec mon gros sac de 26 kg… je n’avais plus d’autre choix que de me débrouiller. J’ai pris un taxi sans vraiment comprendre où il m’emmenait et comment j’allais le payer, mais au final tout c’est bien déroulé et j’ai trouvé des moyens de me sortir à chaque situation complexe. Finalement je suis resté 3 mois au Népal, j’ai tout fait par moi même et j’ai même gravi un col à 5500 m avec mon sac de 26 kg, moi, Rémi, le petit gros qui avait peur de tout. Depuis cette expérience, j’ai compris que ce qui me faisait peur dans le fait d’être seul, c’était au final le fait de ne pas y arriver par moi même. Mais à partir du moment où je me suis prouvé à moi même, que j’étais tout à fait capable de tout surmonter seul, et bien les peurs qui y étaient attachées se sont envolées avec.

3/ La brutalité du changement

J’ai récemment lu une étude qui disait que les gens qui arrêtent de fumer brutalement avait un taux de réussite 25% plus élevé que ceux qui décident d’arrêter progressivement. Cette conclusion me parait logique, presque évidente. Le changement – lorsqu’il est brutal – nous permet de mettre en place de nouvelles habitudes. Changer quelque chose en douceur peut fonctionner, mais ça ne laisse que rarement la place à l’installation d’un mécanisme de remplacement. Par exemple lorsqu’on me demande des conseils pour se lancer professionnellement dans la photo, je conseille toujours de le faire directement à 100% et non pas de se trouver un job à mi-temps à côté. Car un job alimentaire ne laissera pas suffisamment de place à l’activité de photographe pour réellement s’instaurer. Ici en Nouvelle-Zélande j’avais envie d’essayer de vivre le « jour » – à contrario de ma vie parisienne qui se déroulait surtout la nuit. Je pense que je n’aurais jamais réussi à changer mon style de vie tout en restant à Paris, car trop d’habitudes y étaient ancrées. Le fait de m’installer à Auckland m’a permis de « repartir à zéro » au niveau des habitudes, et de me lever à 6h du matin et de me coucher à 20h avec le soleil – et ce sans trop de difficulté.

Portrait Remi Chapeaublanc Mongolie

Cette photo, c’est moi comme j’aimerais être tous les jours : fier, vaillant, sans aucune crainte.

Mais la réalité est bien différente. J’ai comme tout le monde des hauts et des bas, et parfois je traverse des crises de « déprime » de plusieurs semaines. Mais ce que j’ai appris dans cette nouvelle vie, c’est de ne plus avoir peur des bas. Notre société blâme tellement l’échec, qu’on en arrive parfois au point de ne plus prendre de risque par simple peur de l’échec. Admettre qu’entreprendre quelque chose m’exposait au risque de ne pas y arriver, est la première des choses que j’ai dû accepter pour réussir ce changement de vie. Métaphoriquement, je me suis aperçu que si les vagues forment des creux, c’est pour permettre qu’il y ait de l’écume en haut.

A tous mes amis qui veulent changer un truc dans leur vie, à ceux qui sont dans le creux de la vague, ou à tout ceux qui traversent une période un peu déprime… je vous souhaite tout le courage du monde pour vous sortir de là.

Premières plongées et photo sous-marine

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Je n’avais jamais plongé de ma vie, du moins avec une bouteille et un détendeur dans la bouche. Mais passer en Thaïlande sans mettre la tête sous l’eau aurait été un sacrilège, en effet c’est l’endroit le moins cher au monde pour passer ses niveaux de plongée.

Je ne le nierais pas, l’île de Koh Tao mérite bien sa réputation de petite usine à plongeurs… on ne croise personne là-bas qui n’y soit pas pour ce sport. Cependant, avec de bonnes écoles, du matériel en excellent état et des tarifs inégalés, les arguments sont bien présents. Mon objectif en allant là-bas était d’atteindre un niveau suffisant pour m’essayer à la photo sous-marine en toute sécurité.

4 jours plus tard, 9 plongées encadrées et 450 € en moins : me voici diplômé du PADI Advanced Open Water ! Objectif atteint, avec une expérience et une autonomie somme toute assez relative. Pas si évident de se stabiliser sous l’eau, ou encore de se concentrer à la fois sur la sécurité et la photo. Mais je crois bien que j’ai mordu à l’hameçon, avec l’envie d’en refaire encore et encore.

Les photos de mes deux premières plongées photo sont très modestes et assez classique, mais ça m’a fait naitre beaucoup de nouvelles idées. Il y aurait-il dans mes lecteurs, des volontaires qui n’auraient pas peur de mettre la tête sous l’eau pour réaliser quelques portraits tests ? Aucune date pour le moment, mais certainement à Paris et avant 2016… Faites le moi savoir, que je puisse vous recontacter dès que j’aurais une date !

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Les Kouangxi Waterfalls et la couleuvre d’eau

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Kuang Si Falls and snake

Après une expédition de 4 jours dans la jungle pour ma série photo, nous nous sommes accordés une petite après-midi détente dans un endroit paradisiaque : les Kouangxi waterfalls de Luang Prabang.

Non non, ceci n’est pas le décor du dernier parc aquatique à la mode. Ce sont de mignonnes petites cascades naturelles, déversant de bassin en bassin une eau opaque d’un bleu turquoise, presque soyeux. Certains bassins sont heureusement interdit à la baignade, ce qui permet de préserver la faune et la flore de ce petit coin de paradis.

Kuang Si Falls and snake-2

Se baigner et se détendre, c’est bien. Mais qu’est-ce qui aurait pu me faire encore plus plaisir que de tomber nez à nez avec une couleuvre d’eau ? Elle se reposait là, tranquillement sur son petit bambou, au dessus d’une cascade. A la vue de son ventre, elle venait de manger, un beau poisson très certainement. Excité comme un gamin, je n’ai pas pu m’empêcher d’emprunter l’A7II et le 28-135 que Jules utilisait pour son film, pour aller lui tirer le portrait, et ce malgré les pierres glissantes que j’ai traversé tel un équilibriste, l’appareil photo tenu à bout de bras au dessus de l’eau.

Kuang Si Falls and snake-3

Kuang Si Falls and snake-4

C’est pas toi qui prend la route, c’est elle qui t’attrape et joue avec toi

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Routes au Laos

Vouloir rouler au Laos était une très bonne idée en soit. Rouler au Laos en période de mousson… est une idée marrante, mais qu’on ne qualifierait pas vraiment de bonne idée.

On en chie, certes. Mais qu’est-ce qu’on en rigole après !

Routes au Laos-3

Routes au Laos-2

Pour cette dernière photo, ce n’était que la récompense après l’effort : une côte de 500 m de boue dégoulinante. Le camion qui nous suivait est lui resté en bas.

Routes au Laos-4

Pourquoi je ne suis parti qu’avec le Sony RX1

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Sony RX1

L’une des particularités de la photo de voyage, c’est de devoir faire un choix drastique dans les boitiers, optiques et autres accessoires que l’on emmène avec soi.

Lors de ma série Gods & Beasts en Mongolie, c’est ma moto qui portait l’équipement et heureusement car je n’y étais pas allé de main morte ! Deux boitiers, 4 optiques, un flash AcuteB2 sur batterie avec trépieds et tout le bordel : tout ça occupait une caisse entière sur ma moto.

Pour ce nouveau voyage (et cette nouvelle série, oui c’est bon je l’ai dit…) j’ai décidé de ne partir qu’avec un sac à dos, suffisamment léger pour le supporter une journée complète de marche. En prenant en compte que pour cette série, Profoto m’a équipé de leur tout nouveau flash autonome B2 avec deux têtes… imaginez bien qu’il ne restait pas beaucoup de place pour les vêtements et l’appareil photo.

Au début mon choix se portait naturellement sur l’excellente gamme Alpha7 que j’utilise quotidiennement et pour tous mes boulots. Mais à peine quelques jours avant le départ, j’ai fait une découverte qui a littéralement changé la donne : le Sony RX1 possède un obturateur central permettant de synchroniser les flashs à une vitesse pouvant atteindre 1/640 s ! C’est diablement intéressant, comparé aux traditionnels obturateurs à rideaux qui ne montent rarement au dessus de 1/200 s.

Le RX1 est un boitier photo « en fin de vie » (comprendre qu’il est sorti il y a 2 ans et demi), mais n’a rien perdu avec l’âge ! C’est toujours le plus petit appareil photo au monde à embarquer un capteur Full-Frame (24×36), couplé avec un excellent 35mm fixe qui ouvre à f/2. Alors certes on ne peut pas changer d’optique, mais quelle taille de guêpe ! Et sans parler de son ergonomie avec la bague d’ouverture à l’ancienne <3 Vous l'aurez compris, j'aime d'amour ce petit boitier. Je l'utilise finalement rarement, car travailler tout en 35mm est une sacrée contrainte pour le boulot. Mais pour cette nouvelle série photo et ce voyage, j'ai décidé de prendre cette singularité à bras le corps et de l'utiliser comme contrainte créative. J'attends tout de même avec impatience que Sony annonce la relève, car les fonctions auxquelles je suis maintenant habitué - comme l'écran orientable ou le Wifi/NFC - me manquent un peu. PS : Voici la preuve qu'on peut presque tout faire avec un 35mm, même de la photo animalière... de proximité Buffle
Buffle backstage

Ce sentiment de déception que je connais bien

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Couché de soleil sur le Mékong

Hier soir était une dure soirée ; malgré ce couché de soleil radieux sur le Mékong, j’avais le moral dans les chaussettes.

La raison de cette baisse de moral est un sentiment que je connais maintenant trop bien : la déception des plans qui ne se déroulent pas comme je l’aimerais. Lorsqu’on part en voyage sans aucun planning mais que certains impératifs (administratifs ou professionnels) viennent s’y ajouter, ça complique toujours un peu les choses.

Pour des raisons professionnelles, je dois être à Luang Prabang dans 9 jours. Pour des raisons personnelles, nous avons acheté de merveilleuses petites Honda Win (soyons honnête, de piètres copies chinoises, mais soit). L’un dans l’autre il y a un souci dont je n’ai pris conscience qu’hier soir : avec notre 40 km/h de moyenne, nous ne serons jamais à Luang Prabang dans les temps (ou du moins le timing trop serré ne nous permettrait aucun répit ni imprévu).

De cette prise de conscience, s’en est suivi de longues discussions sur les concessions que nous étions prêt à faire pour atteindre notre objectif. Nous reprendrons donc la route dès demain matin, et nous revendrons très certainement nos petites motos à la prochaine grosse ville. La route vers le nord du Laos se fera surement par des bus de nuit, nous faisant gagner de précieux jours sur un timing devenu trop serré.

Je n’aime toujours pas ce sentiment de déception, que je connais trop bien ; celui qui nous oblige à faire des choix… Mais n’est-ce pas le prix à payer pour voyager sans planifier ? Si oui, alors je le paye volontiers.

Bienvenu au Laos et départ de l’aventure

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Pakse au sud du Laos

C’est bon, nous y sommes ! Je vous présente ici une jolie rue de Pakse (ou Pakxé), principale ville du sud du Laos.

Après 3 petits jours en Thaïlande, nous avons pris un train de nuit en direction de la frontière Laotienne. L’habituel point d’entrée pour le Laos est sa capitale Vientiane, mais nous avons préféré passer par le sud pour arriver directement à Pakse et franchir la frontière à pied. Passage de frontière qui s’est passé excellemment bien… voir même étrange tellement les gens étaient accueillant et essayaient en permanence de nous aider, y compris les officiers et autres services de douane. J’avoue n’avoir rarement connu un passage de frontière aussi souriant, mis à part peut-être celui mon entrée en Géorgie.

La véritable aventure va donc démarrer à partir de maintenant, notre but étant de traverser le Laos de son extrémité sud à son extrémité nord. Pour ça, nous allons voir demain si on peut s’acheter des motos, ou trouver tout autre moyen de transport qui nous permettra d’allier liberté et mobilité. La saison de la mousson ne va pas vraiment nous aider, car sur ma carte certaines routes ou pistes sont indiquées comme « dry season only »… je vous laisse imaginer pourquoi !

Une fois un moyen de locomotion dégoté ce sera direction le sud-sud, et place à l’exploration !
Je garderais en permanence mon tracker GPS avec moi, ce qui vous permettra de suivre l’aventure en temps réel à cette adresse
http://www.remichapeaublanc.com/road-trips/?map=865

Sur ce, et après une journée bien remplie, je vais aller dormir… et rêver des différentes Honda Win, Honda Dream ou Honda Wave que nous pourrons trouver demain au black-market. o//

Nouvelle expédition et choix du sac à dos

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Choix du sac pour le Laos

A peine 2 mois que je suis revenu de Mongolie, et Youplaboum, dans 3 jours je serais de nouveau dans un avion.
Cette fois-ci, ce sera pour découvrir une partie du monde que je ne connais pas du tout : l’Indochine, ou l’Asie du Sud-Est continentale.
Arrivé à Bangkok, nous sauterons dans un <insérez ici le nom d’un moyen de transport quelconque> pour aller très vite en direction du sud du Laos. Une fois au Laos, aucun planning précis et surtout aucun itinéraire prédéfini ! Place à la découverte. Le visa pour le Laos n’étant que d’un mois, il est fort possible que l’on migre ensuite à travers la Thaïlande pour aller en Birmanie du sud. Rien n’est réellement établis, car tout s’organisera sur place en fonction des rencontres.

Si je parle à la première personne du pluriel, c’est que ce voyage ne se fera pas en solitaire, mais bel et bien en duo !
C’est avec une baroudeuse aguerrie que je partagerais ma route, je parle bien sur de la magnifique Franco-Italo-Brésilienne : Maria La Rouge.

Mais aujourd’hui je suis confronté – comme à chaque départ – à des choix cornéliens. Par exemple avec quel sac partir ?
Nous nous sommes imposé de partir au plus léger possible, avec la contrainte de n’avoir qu’un sac chacun – non négociable. C’est bien beau ça, mais quand je décide de partir avec un studio photo, que me restera-t-il comme place pour les caleçons ?
Avantage de ce voyage : ce sera en pleine mousson, soit 35°C de moyenne et 3 douches naturelles par jour.
Inconvénient : ce sera en pleine mousson.

Vais-je prendre mon gros sac de rando Osprey, qui est extrêmement confortable mais pas étanche ?
Ou bien mon sac étanche de moto Ortlieb, qui est submersible mais ni confortable ni très volumineux ?
Comment faire rentrer le studio photo fournis par Profoto ainsi qu’une tente et une trousse de premier secours ?
Mais avouons le, la véritable question est : Vais-je avoir assez de place pour prendre ma machette ?

Les réponses à toutes ces questions mercredi, lorsque nous compilerons nos affaires avec Maria pour gagner un maximum de place.
Pour suivre cette nouvelle aventure, rendez-vous ici aussi souvent que les connexions me le permettrons, mais surtout sur nos comptes Instagram respectifs qui seront mis à jours très régulièrement !
Remi Chapeaublanc
Maria La Rouge

Woofing chez les Tsaatans

Woofing chez les tsaatans

Hier je vous parlais de l’épineuse question d’aller ou non rendre visite aux tribus tsaatans.
Aujourd’hui j’aimerais vous parler de l’un des plus grands honneurs que j’ai pu recevoir ces derniers jours.

Ayant sympathisé avec certains tsaatans du camp, je suis cette fois arrivé chargé de cadeaux (nourriture, ciseaux à bois pour travailler la corne, convertisseur 12v…) et je suis reparti avec presque autans de cadeaux dans les bras. Leur avoir rapporté les photos il y a 2 ans, leur avoir réparé puis renvoyé un Leatherman rongé jusqu’à la dernière lame, et cette fois-ci leur avoir apporté les outils dont ils avaient besoin, a je pense contribué à gagner la confiance du camp.

Outre le fait qu’ils m’ont offert de la vodka jusqu’à plus soif chaque soir passé avec eux, et qu’ils m’ont demandé une explication pour chacun de mes tatouages en rigolant… je me suis vu couvert d’honneur lors de nos dernières cigarettes partagés sous le tipi.

Après une longue discussion et des approbations mutuelles (ainsi que l’approbation du shaman), ils m’ont proposé de rester vivre avec eux le temps que je voulais. Après moult remerciements, j’ai expliqué que je ne pouvais pas rester cette fois-ci, mais que j’acceptais avec un immense honneur leur proposition si je pouvais rester un mois ou deux lorsque je reviendrais les voir la prochaine fois.

En d’autres mots, j’ai eu l’immense privilège pouvoir venir faire du woofing chez les tsaatans.

Je n’ai pour le moment aucune idée de quand je pourrais réaliser ce rêve un peu fou, mais j’y songe très sérieusement. Je me demande aussi si je dois garder cette proposition dans la même simplicité qu’elle m’a été proposée, ou bien peut-être envisager un projet d’une plus grosse envergure avec pourquoi pas une action caritative pour participer à la sauvegarde de leur culture. Qu’en pensez-vous ?