Remi Chapeaublanc | Photographer

Matos

Matos : L’appareil photo Numérique

Le choix des appareils photos fut pour moi un réel dilemme.

Entre compact, qualitatif, ergonomique et léger… que choisir ?

J’ai décidé de prendre 2 appareils photos (un argentique + un numérique), l’un pour le pur plaisir et l’autre pour son côté pratique.

Lumix GF1 et Nokton 40mm

Lumix GF1 et Nokton 40mm

Pour l’appareil photo numérique, mon choix c’est porté sur celui qui me paraissait le meilleur compromis du moment : le GF1 de Panasonic.

Couplé avec deux objectifs à focale fixe, le pancake 20mm f/1.7 et un superbe Voïgtlander Nokton 40mm f/1.4 (la même config que Anh, dont il est d’ailleurs ravis).

Il ne me reste plus qu’à trouver 3 ou 4 batteries supplémentaires, et mon appareil photo reportage/portrait est fin prêt.

Matos : Le(s) couteau(x)

Les couteaux sont – je l’avoue – une passion depuis bien longtemps.

Partir en voyage sans couteau, c’est comme sortir dans la rue sans culotte… c’est super excitant, mais je le fais jamais – question de principe.

Les couteaux : Spyderco C11BK et Leatherman Wave

Les couteaux : Spyderco C11BK et Leatherman Wave

Qu’on soit bien d’accord, il était inconcevable que je parte sans mon Leatherman Wave. Il ne quitte de toute façon jamais mon sac photo, c’est tout simplement mon outil multifonction préféré.

Par contre, il n’est pas exempt de défauts, comme sont poids, son ergonomie pas top et surtout le fait qu’il n’est pas pratique à sortir en cas d’urgence.

Il me fallait donc un deuxième couteau, léger, solide, avec une bonne prise en main et surtout qu’on puisse l’ouvrir et le fermer d’une seule main, de manière ambidextre.

Le vendeur me présente son coup de cœur personnel : le Delica C11BK de Spyderco. Coup de cœur immédiat à mon tour. Mis à part son design dont je ne suis pas vraiment fan, c’est le couteau parfait : qualité de lame impressionnante, tiens parfaitement en main, je peux même l’ouvrir et le fermer avec mes gants de montagne… pour dire ! Pour couronner le tout il ne fait que 70g.

Matos : Le sac à dos

Il est 6h du matin et je viens de faire mon premier test de portage, pour le sac à dos. o/

Ce que je recherchais dans ce sac, c’était d’être léger, confortable et très modulable.

En fait, je vais emmener 2 sacs à dos !
Celui-ci et mon sac photo Dakine, le Sequence. Le sac photo ne servira que pour 2 situations : mon sac de cabine dans l’avion, mon sac d’appoint si je décide d’embaucher un porteur pour un parcourt particulier.

Sac de rando Aether 60 de Osprey

Sac de rando Aether 60 de Osprey

Sous les conseils de mon frère, j’avais envisagé de prendre un sac de portage assez petit, et de prendre mon sac photo en ventrale lorsque je ferais une expédition solo. Mais le vendeur m’a sorti un contre-argument que je ne pouvais ignorer :

Au-delà du déséquilibre, vous ne verrez pas vos pieds et c’est très dangereux de ne pas voir ses pieds en montagne !

J’ai donc décidé de partir sur un sac de portage bien plus grand, le Aether 60. Le but étant de pouvoir prendre toutes mes affaires – dont le compartiment photo – dans un seul sac, confortable.

Test de portage du Aether 60

Test de portage du Aether 60

Il faut savoir que j’ai fait mon premier test de contenance et de portage cette nuit… Et tout est rentré !
(j’ai triché, car je n’ai pas encore toutes les affaires, mais j’ai compensé approximativement avec d’autres objets)

Par contre, il pèse 18 Kg ! Et sincèrement, je ne pensais pas que c’était si lourd. =/

Objectif : faire descendre le poids du sac complet sous la barre des 15 Kg.
(pour le confort, mais aussi pour la limite autorisée dans les vols intérieurs)

Matos : Les lunettes de glacier

Et voici la suite de notre rubrique Matos, avec aujourd’hui l’indispensable en montagne : Les lunettes !

A vrais dire, mes yeux me servent de temps en temps, autant ne pas les perdre tout de suite et donc éviter les risques inutiles.

J’avais prévu un petit budget pour les lunettes, pensant pouvoir en trouver d’indice 4 pour pas trop cher. Mais c’est la vendeuse qui m’a fait peur en me parlant des méchants Infrarouges, dont les verres en polycarbonate laissent passer sans broncher. Ils ne sont dangereux qu’à forte dose et donc en haute altitude… manque de bol je vais en altitude !

Je me suis donc orienté vers du verre minéral. Plus cassant, mais aillant les meilleurs propriétés optiques.

Les lunettes de glacier : Cebe, Pralo 4000

Les lunettes de glacier : Cebe, Pralo 4000

Premier prix de chez Cébé, les Pralo 4000.

A vrais dire, j’ai hésité avec le modèle à verres ronds ; mais déjà que celles-ci me donnent une tête de tueur, autant ne pas vous présenter les lunettes de Léon.

Pourquoi cet autoportrait qui fait peur ? Pour une raison très simple qui m’a été soufflé par Charlotte :

Si tu n’as pas de photo de toi avec les lunettes, comment veux-tu que le Yéti te reconnaisse ?
C’est un peu comme Meetic tu sais, sans photo de profil ça ne marche jamais.

Yéti, si tu me lis :
Jeune homme de bonne famille. Aime la photo, le cinéma et les sorties. Fait la vaisselle (des fois). Ne couche (presque) jamais le premier soir. Aime les grosses fourrures.

Matos : La tente

Contrairement au reste de mon matériel, c’est un des éléments que j’ai choisi le plus rapidement.

Je savais parfaitement ce que je voulais, j’ai trouvé le produit (presque) parfait : la Falcon X1.

La tente : Flacon X1

La tente : Flacon X1

En fait, ça peut paraitre con, mais j’espère ne pas avoir besoin de m’en servir. Le but de ce voyage est de s’intégrer à la population et donc essayer tant que possible de dormir chez l’habitant. Mais pas folle la guêpe, je sais qu’il y a des risques pour que certaines nuits je me retrouve sans rien !

Il me fallait donc une tente d’appoint, qui sait se faire discrète tant par la taille que par le poids, quitte à rogner sur la solidité et le confort.

Et j’ai trouvé la Falcon X1 produite par Coleman. Elle est ultra compacte et ne pèse que 900g – par contre tu n’as pas intérêt à être claustrophobe… (mon tapis de sol ne rentre même pas dedans, tant pis pour lui)

Matos : Le sac de couchage

Deuxième épisode de cette série « matos » avec aujourd’hui, le choix du SAC DE COUCHAGE !

La problématique de ce voyage, c’est qu’on est en plein hiver !

A Katmandou, pas de soucis, par exemple les températures d’aujourd’hui sont allés de +6 à +20°C, donc rien de bien inquiétant. Mais au camp de base de l’Everest (facilement accessible par des chemins de trecks) il faisait de -10 à -28°C !
Alors qu’au final, ils ne sont qu’à une centaine de kilomètre à vol d’oiseau et quasiment sur la même latitude.

Vous l’aurez compris, les températures varient TRÈS vite d’un point à un autre et généralement en fonction de l’altitude à laquelle on se trouve.

Mes critères étaient donc : un sac de couchage très polyvalent, si possible léger et ayant au moins un indice de survie à -20°C.

Les sacs de couchage

Les sacs de couchage

Au vu d’un rapide comparatif, j’ai tout de suite penché pour le modèle Tundra en synthétique, qui me paraissait être d’un bien meilleur rapport qualité/prix que tous les autres sacs en duvets.

Mais lorsque j’arrive au magasin, il n’y avait plus ma taille. T_T
Si on fait une commande, le vendeur n’est pas sûr que je le reçoive avant mon départ. Dilemme, acheter un autre modèle ou attendre et prendre un risque ?

Au final, je me laisse guider par les conseils du vendeur, lorsque soudain il me pose une question :

– Mais vous avez beaucoup de place dans votre sac à dos ?
– Heu… oui un peu… enfin non, pas beaucoup, pourquoi ?
– Voici un sac synthétique compressé et… attendez, voilà un sac en duvet compressé.
– O_ô

J’avais comme qui dirait oublié un paramètre.
Le Swing 900 fait 11 litres compressé alors que le Tundra en fait 32 !

Ni une ni deux, j’ai acheté le Swing 900, l’autre ne serait même pas rentré dans mon sac. =/
Et j’ai complété le tout avec un sac à viande en polaire, qui fait gagner entre 5 et 10°, à rajouter pour les conditions difficiles.

Matos : Le trepied

Ne nous en cachons pas, tous ceux qui me connaissent savent que je porte une attention toute particulière au choix de mon matériel.
Pour la préparation de ce voyage, je crois que j’ai atteint des sommets… à en exaspérer ma famille !

Ceci dit ils n’ont pas tort, avec un peu de recul je crois que je me fais peur tout seul (je regardais encore, quelques heures avant le soir de Noël, des comparatifs de trépied… >_< ).

Il ne me reste plus qu’à assumer maintenant. Mais si je prends tant d’attention à cette tâche, c’est surtout pour pouvoir oublier mon matériel une fois sur place (non, vous avez mal compris, je n’ai pas l’intention de laisse mon matos au Népal…) et qu’il ne devienne pas handicapant ou inadapté.

J’ai donc décidé de publier une nouvelle catégorie, expliquant point par point, pourquoi j’avais choisi tel ou tel pièce. Partager cette « geekerie » pourra peut-être servir à d’autres.

Aujourd’hui, c’est TREPIED ! (c’est l’ami Ruben qui m’a convaincu d’en prendre finalement un)

trepied Gitzo GT2541

trepied Gitzo GT2541

Avant de choisir un modèle, c’est le choix de la marque qui a été déterminant. N’ayant pas d’aprioris, je suis allé sur les sites de toutes les marques de trépied que je connaissais (Manfrotto, Gitzo, Benro, etc.) et il c’est avéré assez clair que Gitzo offrait les meilleurs rapports légèreté/poids-supporté.
(le prix va avec, on en convient T_T )

Ensuite, mes critères étaient : supporte au moins 8kg, ne pèse pas plus d’1,5kg tout compris, prend un minimum de place rangé, finitions impeccables, rotule facilement manipulable.

Au début, je lorgnais méchamment sur la gamme « Traveler » et notamment le modèle GT1541T aux performances hallucinantes (8kg supportés pour 0,97kg !!!). Mais la finesse des jambes me fessait peur, et 8kg supporté c’est un poil risqué pour le Hasselblad équipé du 40mm (surtout lors d’une pause longue, avec une nuit très venteuse comme on connait en montagne).

Je me suis donc porté sur la gamme au-dessus, un peu plus lourde mais bien plus costaud : le GT2541 (12kg supportés pour 1,36kg). Finalement, avec une soliditée et une assise comme ça, je pourrais sans problème m’en servir en studio.

Et puis pour la rotule, mare des formes classiques que je ne trouve pas pratique. Génial, Gitzo offre aussi des rotules de bonne facture et plus « simples ». Je me suis donc orienté vers la GH1781QR (dont je trouve en plus le design détonnant). Le modèle au-dessus aurait été plus sécurisant, mais elle double son poids. =/

Les petits matheux que vous êtes, ont tout de suite remarqués que j’avais dépassé mon critère de poids avec mes 1,71 kg… bien vu… Et merde…

Je vais retirer la colonne centrale du coup, pas besoin, comme ça je vais gagner au moins 100 grammes !

Liste de course

Cher vieux campeur, cette année à noël il me faudrait :

  • Un duvet  -15°C (pas encore décidé, mais je lorgne sur le TUNDRA)
  • Un couteau Leatherman c33Lx
  • Une lampe Maglite LCL3
  • Une lampe frontale TIKKA XP 2
  • Un briquet au magnésium
  • Une serviette en micro fibres
  • Une cordelette de 20m
    (on sait jamais pourquoi on en prend, mais ça sert quand même à chaque fois)
  • Des chaussures de Treck, étanches, légères et adhérentes
    (le choix se fera surement en essayant, mais Zephir me fait de l’œil)
  • Des gants fin en soie, pour manipuler l’appareil photo
  • Trousse de premier soins avec couverture de survie
  • Des gants résistants (et chaud ?)
  • THE sous-vêtement qui te fait passer pour le pote de Spiderman.
  • La doudoune TRIPLE ZERO pour ne pas mourir ?
  • Une veste de montagne en GoreTex.
  • Et pour finir, un sac (en plus de mon sac à dos Dakine) pour mettre tout ça dedans.

J’ai rien oublié Monsieur ?

PS : tu veux que j’agrandisse ma cheminée ou tu penses que ça va rentrer ?