Remi Chapeaublanc | Photographer

Préparations

Sony vs Voigtlander, ou Le dur choix des objectifs

/ ! ATTENTION, cet article peut être intéressant pour des photographes, mais vraiment chiant pour les autres / !

Partir en reportage pour un photographe, enfin du moins pour moi, c’est un véritable casse tête au niveau du choix des objectifs. Autant je peux être très pragmatique sur le nécessaire de survie et autres vêtements, mais pour le matériel photo je n’arrive pas vraiment à faire de concessions.

Pour ma nouvelle série photo, il me fallait un petit appareil photo, un capteur de bonne qualité et avec un grand angle bien défini. Mon choix c’est évidemment porté sur le NEX de Sony, restait à définir quel objectif lui coller au cul.

Dans la précipitation du départ, impossible de tester tous les choix possibles, j’ai pris avec moi :

  • le Voigtlander 15 mm f/4.5 Super Wide Heliar
  • le Sony E 16 mm f/2.8 Pancake

Maintenant que je suis (coincé) en Pologne, je prends le temps de faire mon choix. L’un des deux DOIT rester dans l’aventure, l’autre repartira par Colissimo.

Le jury (composé uniquement de moi-même) a rendu son verdict, voici les résultats :
Sony vs Voigtlander

Et voici les détails 100% des centres, puis des coins :

Sony vs Voigtlander - détails 100%

Ces deux photos ont été prises avec les mêmes paramètres, soit ISO 200, f/5.6 à 1/400s en RAW via Lightroom.

Bilan Sony :

  • Un très léger vignettage
  • Un piqué plutôt bon au centre, mais très moyen dans les coins
  • Des aberrations chromatiques assez présentes
  • Pas de dérive coloré
  • Un Autofocus et une ouverture maximale de f/2.8
  • Un format tout petit (pancake)

Bilan Voigtlander :

  • Un vignettage assez prononcé
  • Un piqué excellent, même dans les coins
  • Des petites aberrations chromatiques
  • Une pù#%$n de dérive violette, particulièrement présente dans les coins
  • Une mise au point manuelle et une ouverture maximale de f/4.5
  • Un format « raisonnable » mais une construction très solide

Que faire ? Lequel choisir ? Qui restera dans l’aventure ? Suspense… Je pense avoir fait mon choix.

Les livres que j’ai finalement emportés

Suite à mon appel à l’aide, organisé dans l’intérêt de ma culture littéraire, voici les livres que j’ai choisi d’embarquer avec moi.

Les livres que j'ai emmenés

D’ailleurs, je tiens à m’excuser d’avance auprès de tous ceux qui m’ont offert des livres. Faute de place, mais surtout de poids, j’ai été obligé de faire le choix de n’emporter que 3 livres, 1 guide et 1 dictionnaire visuel. Tous les livres que vous m’avez offerts sont chez moi et n’attendent que mon retour, qui sait, j’aurais peut-être pris goût à la lecture ?

Pour le piètre débutant que je suis, j’ai fait des choix « simples » qui ne plairont surement pas à tout le monde. Mais c’est, de ce qu’on m’a dit, des valeurs sûr pour débuter. Validez-vous ?

Partenaires : Sony décide de tester son A77 en Mongolie

Mes collaborations avec Sony ne sont maintenant plus un secret pour personne. Et pour la troisième reprise, il m’a été confié un modèle de pré-série afin d’aller le tester en conditions réelles.

Le Sony A77 sortira dans peu de temps sur le marché. C’est un appareil photo destiné aux experts et semi-pros, particulièrement taillé pour le reportage photo & vidéo.

Sony France m’a donc équipé avec tout le matériel dont j’avais besoin :

  • un boitier A77 de pré-série
  • un objectif 70-200mm f/2.8 G
  • un ordinateur portable VAIO Z pour pouvoir faire du montage vidéo en live
  • ainsi qu’un petit stock de batteries…

De mon côté, j’ai complété ma garde robe avec :

  • mon NEX-5 équipé d’un Voigtlander 15mm f/4.5
  • mes objectifs Zeiss 16-35mm f/2.8 et 50mm f/1.4
  • ainsi qu’un boitier argentique et 40 pellicules… n’oublions pas les petits plaisirs de la vie !

Sony A77

Merci à toute l’équipe de Sony France, et plus particulièrement à Edouard le responsable de la gamme Alpha.

Il y a un an et un mois, je jouais déjà devant un miroir

Il y a un an et un mois, Sony m’avait prêté un A55 pour que j’aille le tester sur les îles Lofotens, au nord de la Norvège.

Cette année, c’est avec un de leurs derniers joujous que je suis parti, le bien nommé A77. Gamme expert, miroir semi-transparent, AF sur 19 collimateurs en continu (même en mode vidéo) avec suivi intelligent des sujets, construction tout-temps… Un vrai baroudeur quoi.

En voici une petite démo, monté sur un système steadycam, le TITAN de l’Aigle.

Sueurs froides à l’ambassade Kazakhe

Oui, je sais, le titre de ce billet sonne comme celui d’un mauvais polar. Mais il faut dire que j’ai vraiment eu une jolie frayeur ce matin.

Partie toute guillerette récupérer le passeport de Rémi, je m’attendais, comme lors des précédentes démarches, à boucler les formalités en 15 secondes chrono. Oui mais c’était sans compter sur l’humour kazakh. C’est qu’ils sont blagueurs à l’ambassade ! Je me présente au guichet, tends à la dame mon petit reçu en précisant que le passeport est recouvert d’une pochette orange. Une pochette orange, dans l’absolu, c’est pratique pour repérer ledit passeport dans une pile haute comme mon bras.

Dans l’absolu, oui.

Mais là, évidemment non.

Il se trouve qu’une agence spécialisée dans les demandes de visas (pour ceux qui ont la flemme d’effectuer les démarches eux-mêmes) couvre elle aussi tous les passeports qu’elle traite avec une pochette orange. Et que, vous allez rire, un des types de l’agence est venu récupérer tous les visas traités une demi heure avant moi, embarquant du même coup par erreur le passeport de Rémi. Ah ah ah. Bon sur le moment je ne rigolais pas vraiment. Sourire crispé de la dame au guichet. « On va les rappeler pour voir si on peut joindre leur coursier. » Sourire crispé de moi-même. « Oui, bien sûr, je comprends, je patiente. » Je m’imaginais déjà annoncer la terrible nouvelle à Rémi. « Désolé coco mais tu vas devoir changer tes plans, sans passeport, fini les aigles de Mongolie. Mais tu pourras toujours aller photographier les vaches en Normandie hein. »

Bon, finalement plus de peur que de mal. Après trois coups de fils et une heure et demie d’attente, le messie le coursier de l’agence est revenu à l’ambassade. Avec le passeport. Et, alleluia, le dernier visa. Si on n’avait pas été dans une administration-du-genre-qui-rigole-pas, je crois que je lui aurais sauté au cou !

Maintenant, il ne me reste plus qu’à envoyer le passeport à Cracovie, où Rémi le récupèrera. Alors on croise tous les doigts pour que Chronopost ne l’expédie pas au Canada !

 

Mon visa, ma bataille !

Partir en voyage à l’autre bout du monde, c’est bien beau, mais ça demande un minimum de démarches administratives, histoire de ne pas se retrouver avec la police de l’immigration collée aux basques.

Pour se déplacer en Europe, pas de problème ! En revanche, un peu plus à l’est, c’est une autre paire de manches.

Premier round, l’ambassade de Russie

Pour obtenir un visa russe, il faut remplir une fiche de renseignements, fournir une attestation d’assurance, une photo… Du grand classique donc. Tout se corse lorsqu’on découvre qu’une invitation touristique, un voucher, est également nécessaire. Ce sont les agences de voyage qui s’en chargent dans la plupart des cas, mais ce que Rémi a prévu est plutôt l’antithèse du voyage organisé ! Nous passons donc par un site spécialisé qui nous vend la fameuse invitation avec un programme détaillé mais complètement fictif des activités de Rémi dans le pays. Nous apprenons donc avec joie qu’il visitera le musée archéologique de la Volga, le musée des véhicules à moteurs de Koursk ou encore qu’il testera les bains russes…

Ne reste plus qu’à me rendre à l’Ambassade de Russie avec tous ces documents sous le bras. Je redoutais des heures d’attente, mais finalement ça va très vite. En dix minutes je suis devant le guichet. Petite frayeur au moment où l’employé me demande avec un accent à couper au couteau « mais votrrrre ami, il arrrrrive comment en Rrrrussie ? ». Mais apparemment la moto n’est pas un problème, ouf ! Cinq jours plus tard, le visa est prêt. Et d’un !

Deuxième round, l’ambassade de Mongolie

Après de longues hésitations quant au type de visa à demander, on finit par se décider pour un visa touristique d’un mois, à prolonger d’un mois supplémentaire une fois sur place. Si l’ambassade de Russie était bien gardée, avec un portique et un vigile pas commode à l’entrée, celle de Mongolie est l’exact opposé : une pièce au fond d’une cour, avec un simplet guichet et une maquette de yourte dans un coin. Et surtout, personne au guichet. Après un quart d’heure d’attente, l’employé finit par revenir et là, tout va très vite. Je lui tends les documents et en moins d’une minute chrono, c’est bouclé. Même scénario une semaine plus tard, au moment de récupérer le passeport. En trente secondes, c’est bon. Et de deux !

Petite pause casse-tête chinois

Les deux visas en poche, on pourrait croire que tout est réglé. Sauf que ça serait trop facile… Un « léger » détail nous pose problème : on avait choisi la date d’entrée en Russie en tablant sur un départ de Paris autour du 12 septembre. Résultat, le visa russe expire beaucoup trop tôt et Rémi risque de se retrouver hors la loi en plein milieu de la steppe. Comme je n’ai pas du tout envie d’aller le chercher dans une prison russe ou de vous annoncer sa reconduite à la frontière, on se creuse la tête pour trouver un itinéraire bis. Bingo ! Au lieu de traverser toute la Russie, Rémi fera un détour par le Kazakhstan.

Troisième round, l’ambassade du Kazakhstan

Et forcément, qui dit nouveau pays dit nouveau visa. L’ambassade m’indique qu’on peut l’obtenir en trois jours. Parfait, il n’y aura même pas à repousser le départ. Oui mais une fois la demande déposée, j’apprends que le délai est en réalité de sept jours. Damn ! A cette date Rémi sera déjà parti. C’est finalement Silphi qui nous a soufflé la solution : faire livrer le passeport en express à Cracovie, un des seuls arrêts planifiés du trajet. Sauvés !

Le combat continue…

Une fois le passeport récupéré et expédié, j’en aurai fini avec  les joies de l’administration. On ne peut pas en dire autant de Rémi puisqu’il devra obtenir un visa russe de transit une fois arrivé au Kazakhstan, pour pouvoir parcourir sa dernière étape avant l’entrée en Mongolie. Une mission pas impossible mais qui lui demandera sans doute de déployer des trésors de patience et de zenitude.

Partenaires : Profoto s’installe sur la moto

Quand les équipes Profoto aiment un projet, ils ne le font pas les choses à moitié.
Le leader mondial de l’éclairage photo a décidé de nous équiper entièrement !
Résultat, j’emporte sur la moto tout un studio photo :

  • un générateur AcuteB2 (avec batteries supplémentaires)
  • une torshe AcuteB Head de 600 Ws
  • une boite à lumière et sa grille nid d’abeille (et son trépied alu)
  • système Air Sync de contrôle à distance

Merci à toute l’équipe de Profoto France, et plus particulièrement à Pia et Alexandre !

I got it !

Un soulagement et un petit pincement au coeur… mais mon petit doigt me dit que les problèmes de visa ne sont pas finis…

Visa Mongole

Notamment pour le visa Russe. Quelqu’un sait comment je peux faire si je suis obligé de rester plus longtemps que le visa ? Vous connaissez des gens dans les administrations russes ?

Cultivez-moi !

Lors de mon premier départ pour le Népal, je vous avais demandé de m’envoyer vos musiques préférées, afin de vous écouter où que je sois.

Pour ce nouveau périple, je vais passer encore plus de temps tout seul (avec Barbara tout de même) et j’ai déjà prévu mon petit iPod rempli de jolies choses. Par contre – illettré comme je suis – c’est en matière de littérature que je vais demander votre aide… que dis-je, votre participation !

J’aimerais emporter avec moi quelques livres, mais je ne sais que choisir ! D’autant que j’aimerais emmener avec moi deux ou trois BONS livres.

Du coup, j’organise un vote : J’aimerais que chacun d’entre vous, me cite ses trois meilleures lectures, les MUST TO BE READ de votre bibliothèque !

Contraintes : il faut que je puisse les trouver en format poche, qu’ils pèsent moins de 786 grammes (tous tomes confondus) et qu’ils soient assez digestes pour le néophyte de la lecture que je suis.

A vos commentaires !

J -7 : Ouverture du blog

Le départ pour l’aventure est prévu pour le lundi 19 septembre, et c’est qu’aujourd’hui que le blog ouvre ses porte !

Attention « CSS encore frais » ; quelques modifications mineures seront encore apportées, voir quelques petits bugs corrigés ?

D’ailleurs si vous avez des remarques, des propositions ou des problèmes d’affichages : c’est ici qu’il faut les signaler !