Remi Chapeaublanc | Photographer

matin

J’ai connu des matins moins encourageants !

Je me lève – 7h30 – sous la sonnerie du réveil, pour m’occuper du chargement de la moto ; et en sortant de la douche, voici ce que j’aperçois glissé sous mon casque… J’aime ces petits moments.

J'aime ces petits moments

Ce matin je reprends enfin la route, direction l’Ukraine ! Les mécanos de AP Moto ont réalisé un boulot de dingue, mais ça je vous en reparlerais plus tard dans un autre billet. Heureux, j’aime les nouveaux départs.

J’ai connu des matins plus encourageants…

Je plie ma tente malgré la rosée encore fraîche, j’annonce de bonne humeur le début de mon étape sur twitter, je charge la moto et au moment de poser le dernier élément, ma sacoche de réservoir… la moto bascule de l’autre côté, impossible de la retenir, je préfère amortir sa chute.

Un matin encourageant

Je n’ai plus qu’à tout recommencer… ça m’apprendra à ne pas faire attention aux faux plats /o

Pas de paniques, aucun dégât, ni même une égratignure sur le graff de Veuch o/

Je déteste les au revoir ambigus

Je déteste les au revoir ambigus

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Je déteste les au revoir ambigus

Ces au revoir où mon cœur oscille entre peur et mal-être.
Ces au revoir où je ne sais plus ce que tu cherches.
Ces au revoir où futur sonne avec un autre.
Ces au revoir où je lâche prise, alors que…

Je déteste les au revoir ambigus

Elle t’avoue qu’elle est soulagée, que tu partes. Avec cette voie certes sereine, mais pleine de certitudes.
Touché.
Une forte chaleur t’envahit. Pas celle qui arrive lorsqu’elle te prenait en elle, l’autre, celle que tu redoutes.
Les rôles semblent inversés, controversés. Est-ce elle ou toi qui part ? Dit nous.

Tu cherches son regard à travers, comme l’enfant qui veut un câlin après s’être fait disputer, mais rien n’y fait.
Le malaise est posé, là, entre vos corps. Il vous dévisage l’un après l’autre, fier de lui.
Ce dernier câlin, aussi nécessaire qu’il soit, aussi douloureux que forcé.
Le malaise lui, est toujours là.

Il est temps, il est trop tard, elle s’en va. Ou bien est-ce toi ? Je ne sais pas.
« Cette fois-ci, ce n’est pas que tu restes dont j’ai envie ; mais de te retrouver »
A peine cette porte fermée, que tu regrettes déjà. De quoi, tu ne sais pas.
Entre peurs et douleurs, tu es parfois heureux.

Je déteste les au revoir ambigus

Quand je vous disais que les matins étaient magiques…

Voici à quel spectacle j’ai eu droit ce matin, en sortant de mon abri de montagne, trouvé la veille.

Quand je vous disais que les matins étaient magiques

Quand je vous disais que les matins étaient magiques

Il a plu cette nuit, le ciel était dégagé, levée de soleil au-dessus de l’Himalaya. A vôtre droite, vous pouvez apercevoir le lac de Pokara (sur lequel j’avais passé la journée en barque) et à votre gauche le début du massif des Annapurnas (8000m d’altitude).

N’ayant plus d’eau ni de nourritures depuis la vieille, il fallait bien que je bouge pour trouver de quoi me rassasier. Ma carte étant vraiment nul, je me suis dirigé en direction des premières maisons que j’apercevais au loin.

Quand je vous disais que les matins étaient magiques-2

Quand je vous disais que les matins étaient magiques-2

Je suis arrivé dans le village de Panchase Bhanjyang. Quelques maisons, et oh bonheur, une lodge (petit hôtel d’étape) qui faisait restaurant. Petit village paisible au milieu des montagnes, l’endroit parfait pour faire ses exercices de Yoga, non ?

Cette lodge avait justement une bonne carte de la région. Ni une ni deux, je la prends en photo pour le retour à Pokara, que j’ai entamé juste après un bref petit déjeuner et un remplissage de gourde.

J’aime les matins brumeux

Les népalais se lèvent tôt et se couchent tôt. Chose qui me paraissait tellement incongrue venant d’un humain (normalement constitué) qui n’a pas de réveil à sa disposition. Se lever aux heures où je me couchais en France, une vraie torture.

Figurez-vous que je commence à y prendre goût. Les matins ont ici des ambiances magiques. La lumière y est douce, il fait froid, beaucoup de brume à cette saison et la vie des villages qui s’éveille avant que le soleil n’arrive.

J'aime les matins brumeux

J'aime les matins brumeux

Une fois que le soleil fait son apparition, il laisse place à une ambiance plus orangé, réchauffant doucement le sol encore très humide. Les femmes sont déjà dans les champs et les hommes papotent dans le village. Ce n’est pas vraiment une caricature, de ce que j’ai pu en voir pour le moment, les femmes travaillent bien plus que les hommes.

J'aime les matins brumeux-2

J'aime les matins brumeux-2

J’ai passé quasiment toute la journée dans un village Tharu, à observer **, discuter et servir d’attraction pour les enfants. Dillip, mon guide, assistant photo, maitre d’hôtel et traducteur, m’a expliqué en partant que je n’étais que le deuxième blanc à avoir pénétré dans ce village. D’après lui trop peu de gens s’intéressent vraiment à la vie des gens. Marrant, je pense exactement la même chose.

Playliste de : Thomas // 6h30 à Katmandou

Playliste de Thomas : 6h30 à Katmandou

Playliste de Thomas : 6h30 à Katmandou

Ne me demande pas comment j’ai fait pour me lever à une heure pareille… j’étais obligé.

(je vous avais préparé une petite vidéo plutôt qu’une photo, mais mon netbook n’est pas assez puissant et j’ai pas les logiciels dont j’aurais besoin. Tant pis)

Le dernier Tsaatan