Remi Chapeaublanc | Photographer

humeur

Humeur du soir

Ce soir je fais le calcul : je me suis avalé 1180 km en deux jours ! Un exploit pour Barbara et moi, mais j’en suis lessivé.

Si ce soir c’est repos à l’hôtel, c’est surtout préparation des 1500 km qui m’attendent encore avant Astana, la capitale du Kazakhstan. L’hivers arrive ; je l’ai déjà senti rentrer hier soir dans ma tente. Du coup, pas question de se la couler douce, j’aimerais arriver à Astana dans 3 jours.

En plus de ça, en ce moment ma tête bouillonne de questions. Mon idée de série est-elle finalement réalisable (techniquement parlant) ? N’aurais-je pas visé un peu haut ? Est-ce que je fais venir quelqu’un pour m’assister ici ? Les finances vont-elles tenir le coup ?

Mais ces questions, j’ai déjà bien assez de temps sur la moto pour me les poser, du coup l’humeur de ce soir c’est :

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humeur du soir

Encore un coup des vieux chinois

C’est kitch – je sais – mais j’aime bien les proverbes. Je note et essaye de me souvenir ceux dans lesquels je me reconnais parfaitement (ou du moins essaye de puiser de l’inspiration).

Je vous livre ici mes préférés,

  • Celui que je garde en tête à longueur de temps « Celui qui parle sème. Celui qui écoute récolte. »
  • Celui qu’un ami m’a dit avant de partir « Celui qui ose, gagne »
  • Celui qui accompagne accompagne ma carrière de photographe « Just do it » (non pas la marque, le proverbe !)
  • Et pour finir, celui que j’avais gribouillé sur mon carnet au Népal « Prendre le temps, pour le rendre meilleur »

Et vous ?

Humeur du soir

Tout juste arrivé à Katowice, pour commencer demain le changement de moteur avec le garagiste, voici ce qui m’attendait :
Un comité de soutien du tonnerre !

Comité de soutient

Tellement merci à toi Ben, à toi Mel, à toi Bruno, à toi Harry, à toi Kyan, à toi Chloé, à toi Ed, à toi Khao, à toi James et à toi Christel. Merci à vous, vous m’avez bien fait rire.

Humeur du soir

Aujourd’hui, j’ai pu enfin bosser ma nouvelle série photo. La partie technique est quasiment au point et avec des premiers résultats plutôt encourageants. Résultat, j’ai eu la patate pour le reste de la journée. Du coup je n’ai qu’une envie ce soir : reprendre vite la route, peaufiner ça et faire des rencontres. Et oui, on ne changera pas les thèmes qui me tiennent à coeur…

L’humeur détonnante de ce soir sera « Only 1 Nation » de l’album Equalize it par l’un de mes groupes favoris, j’ai nommé Ez3kiel.

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Je ne suis pas un solitaire

En rangeant mes affaires avant le départ, je suis tombé avec étonnement sur un petit carnet, où j’avais écri il y a 6 ans. Trop peu de pages y étaient griffonnées, mais j’y ai trouvé ceci :

Moi qui aurait tant aimé être un voyageur, je m’aperçois que je n’en suis pas un. Je ne me sens pas bien ici, je ne suis pas chez moi, trop de choses me manquent. Les gens me manquent, surtout Netty, qui occupe toutes mes pensées.

Montréal, mars 2004

Au final, je garde un excellent souvenir de ces 5 mois au Canada ; je me suis fait des potes là-bas, j’ai commencé à sortir et j’ai arrêté d’écrire.

Cela fait bientôt 3 semaines que je suis ici, et ça y est, je commence enfin à pouvoir poser par écris, quelques mots sur la vrai réponse du “pourquoi ?”. C’était là, je savais pourquoi, mais je n’arrivais pas à l’expliquer clairement.

J’ai toujours su que je n’étais pas du genre solitaire. J’adore plus que tout les soirées entre potes, je n’ai jamais pu aller au cinéma tout seul, j’ai quasiment tout le temps préféré habiter en colocation, je supporte assez mal le célibat… Jusqu’à ce que je prenne conscience avec le temps, que je n’arrivais plus à être réellement heureux lorsque j’étais seul. Pour certains ça paraitra normal, moi je trouve ça flippant.

Je pense que le bonheur doit pouvoir se suffire à lui-même. J’ai beau ne pas être un solitaire, je refuse que mon état de bien être soit tributaire des autres.

Ça fait un moment que je préparais le départ, mais repoussé à plusieurs reprises, il fut encore plus douloureux que prévu. Pour pouvoir s’affranchir des autres il faut commencer par couper les cordes qui nous lient à eux. Ce voyage est donc, purement et simplement, égoïste. J’aimerais pouvoir réussir à être bien, heureux, satisfait, sans ne rien devoir à personne, sans que ce bonheur ne dépende de quelqu’un d’autre.

Ça ne fait que peu de temps que je suis ici, mais je commence déjà à entrapercevoir des petits moments, furtifs, de bonheur solitaire. Et comme je compte – pour le moment – continuer ce journal de bord, je noterais ces petits moments par l’indication suivante : **

Si la fréquence des ** augmente au fur et à mesure de mon récit, ce sera bon signe. Si j’arrête d’écrire, ce sera alors très bon signe.

PS : J’ai tout à fait conscience que ce blog, ce journal de bord, est encore un lien fort qui me lie à eux, à vous, et que le couper serait nécessaire si ont s’en tien à ma théorie… Et bien j’y songe, mais pas tout de suite, je prendrais mon temps.

Happiness only real when shared

Happiness only real when shared

Christopher Johnson McCandless 1968-1992

Et vous ça va ?

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