Remi Chapeaublanc | Photographer

eau

La vision anoculaire d’Aurelia aurita

Fin du trek et repos à Tatopani

Après avoir franchi Thorung La, changement de décors radical : ce sont les montagnes désertiques du Mustang qui ouvrent leurs portes. Splendide, mais abrupt.

Retour sur Tatopani et fin du trek

Retour sur Tatopani et fin du trek

Je n’aime pas les descentes ! Alors que Santos cours comme un lièvre, je m’applique à bien poser mes pieds sur chaque pierre. La différence, mise à part qu’il m’attend toujours en bas, c’est que lui a mal aux genoux maintenant… (vengeance mesquine ^_^ ).

Retour sur Tatopani et fin du trek-2

Retour sur Tatopani et fin du trek-2

Nous passons donc le 1er de l’an à Muktinath, ville célèbre pour ses temples hindouistes et bouddhistes, les plus hauts du monde (dans ce pays, tout est “le plus haut du monde”). Pour l’occasion de la nouvelle année, beaucoup de Sâdhus, Monks et Lamas. N’étant pas vraiment croyant, ne n’y suis pas toujours à l’aise.

Retour sur Tatopani et fin du trek-3

Retour sur Tatopani et fin du trek-3

Après Muktinath, vient Jomson, puis Tatopani…

Tatopani, c’est comment dire… la fin idéal pour un trek. Tatopani veut dire en népali “eau chaude”, et pour cause, l’eau sort du sol de façon tout à fait naturelle, à environ 80°C. C’est ici que les népalais viennent en cure, ou juste pour se relaxer. Je ne voudrais pas faire le malin, mais passer plus de 8h dans ces différents bains, c’est **.

Welcome and Good bye Pokara

Arrivé hier soir à Pokara, la deuxième grosse ville touristique du Népal (principalement parce que c’est un point de départ de nombreux treck), je reparts déjà demain. Pour moi comme pour beaucoup de gens, cette ville sert essentiellement de point de halte ou de repos.

Aujourd’hui, après une nuit blanche (à me battre contre les moustiques entre autre), je suis parti de mon hôtel avant le lever du soleil, pour louer une barque locale et partir sur le lac.

Welcom Pokara

Welcome Pokara

Seul à ramer au milieu d’un lac immense, regardant le soleil se lever… il est impossible de vous partager les sensations qui me parcouraient. Enfin serein avec ma solitude et pourtant une envie incroyable de partager ces instants, à ce moment précis ce n’était pas contradictoire, au contraire.

Welcom Pokara-2

Welcome Pokara-2

Seul, enfin presque, j’y croisais de temps en temps quelques népalais qui traversaient. J’ai donc passé ma journée sur l’eau… et y ai encore fait de belles rencontres. Une journée paisible et reposante.

Demain je prends la route, à moto, on verra bien où ça me mènera.

Quelques portraits à la Holi de Katmandou

Le tout fait au 20mm, on est “dans” la fête ou on y est pas !

Quelques portraits de la Holi à Katmandou-3

Quelques portraits de la Holi à Katmandou-3

Quelques portraits de la Holi à Katmandou-5

Quelques portraits de la Holi à Katmandou-5

Quelques portraits de la Holi à Katmandou-4

Quelques portraits de la Holi à Katmandou-4

Quelques portraits de la Holi à Katmandou-2

Quelques portraits de la Holi à Katmandou-2

La recette pour faire une bonne Holi Purnima

Premièrement, il vous faut un jour férié, de préférence un jour de pleine lune.

Ensuite, vous devez trouver des enfants (ou de très grands enfants) qui veulent faire la fête.

Recette pour faire une bonne Holi-2

Recette pour faire une bonne Holi-2

Puis pas mal de points d’eau, stratégiquement placés dans la ville.

Recette pour faire une bonne Holi

Recette pour faire une bonne Holi

Quelques dealers de couleurs, vives de préférences les couleurs.

Recette pour faire une bonne Holi-3

Recette pour faire une bonne Holi-3

Vous mélangez le tout au shaker. Rajoutez un bol de musique si ça manque d’assaisonnement.

Recette pour faire une bonne Holi-5

Recette pour faire une bonne Holi-5

Et vous  devriez obtenir quelque chose comme ça…

Recette pour faire une bonne Holi-4

Recette pour faire une bonne Holi-4

Changement de programme, non pas pour me déplaire

Dernier jour sur le campement pour travailler mon planté de pagaie, et c’est ce que je fie dès le matin. Mais lorsque que j’appris, qu’un couple de Néo-Zélandais débarquaient vers 11h, pour aller faire une initiation au Canyoning, je tendis timidement le bras d’un aire de dire “Et moi, je peux aussi ?”.

On finit rapidement notre descente (avec un retournement involontaire du kayak, mais correctement remis à sa place), pour être à l’heure au camp et avoir le temps de faire mon sac pour le retour.

Vraiment génial ce premier aperçu du Canyoning, ça me donne plus qu’envie d’en refaire. De plus le couple de Néo-Zélandais (dont le Népal était leur voyage de noce) étaient adorables et pleins d’humours.

Chute d'eau en Canyoning

Chute d'eau en Canyoning

J’ai pris un pied monstrueux à descendre en rappel, cette chute d’eau d’environ 17-18m de haut (on ne dirait pas vu d’ici, hein ?). Être sous les trombes d’eau, stopper sa descente, caler ses pieds et admirer… **

Ensuite ce fut retour sur Katmandou, en Local-Bus. Très inconfortable, pas de place pour les jambes et la femme devant moi qui vomit tout son repas… Il faut être honnête les Turist-Bus ont aussi leurs avantages.

WATER, c’est plus fort que toi !

Jour 2 :

Pas si mal, je réussis un peu mieux mes esquimautages, je vois des magnifiques paysages a certains moments (j’évite de me concentrer trop sur le paysage pendant les rapides).

Certes j’ai pas mal goûté l’eau, mais c’est comme ça qu’on apprend.  =)

Moment de rigolade au moment du retour au campement :

(essoufflé d’avoir porté mon kayak jusqu’à la route)
– Et maintenant tu appelles le campement pour qu’ils viennent nous chercher ?
– Non, on attend qu’une voiture ou un camion veuille bien nous prendre en stop.
– Avec deux kayaks et notre équipement jaune fluo ?? C’est tout à fait normal… >_<

Finalement c’est sur le toit d’un camion citerne qu’on fit notre retour, c’était vraiment fun **, vivement qu’on refasse ça demain !

pont de corde au dessus de la riviere Trisuli

pont de corde au dessus de la riviere Trisuli

Jour 3 :

Après quelques exercices, dans la vallée encore embrumée, on ressort de l’eau pour cette fois-ci partir en descente toute la journée avec un groupe de deux australiennes en rafting. Tout le campement en profite, c’est un peu la sortie de la semaine. Deux guides népalais et deux australiennes pour le rafting, précédé de quartes kayaks (mon guide, son petit français, un kayak de secourt pour le rafting et un assistant cuisine qui profite de la sortie).

Bilan : Je me suis fait retourner comme une crêpe #ungrandnombre fois par des vagues de classe 3+, loupant par la même occasion mes esquimautages… à l’heure où je vous parle je tape sur mon clavier avec seulement 2 doigts, c’est vous dire…

Je ne me souviens pas avoir été de toute ma vie, aussi fatigué, et je découvre avec horreur chaque petit muscle de mon corps qui crie à l’aide (je ne savais pas qu’on avait autant de muscles dans le dos !).

Beaucoup d’écume, quelques grosses frayeurs, trop d’eau dans le nez, une tête qui ne connait plus le sens du mot “gravité”. J’ai demandé à visiter la région (en moto) demain matin…

Bonne nuit. (Khatauti Khola, 22/02/10, 17h30)

Kayak ? Qui a dit kayak ?

Après une petite déprime, rien de mieux qu’un bon remontant, pas vrai ? (bon et puis, il faudrait aussi qu’ils arrêtent de me mettre 2 lits partout où je vais, d”accord ?!?)

Sans trainer, je me suis programmé 5 jours de kayak dans les rapides himalayens. Deux jours de cours pour me perfectionner et 3 jours de descente.

Départ ce matin à 7h de Katmandou (bon et puis, il faudrait aussi qu’ils arrêtent de me faire me lever à l’heure où je me couchais avant…), arrivé au campement à 13h. Oui bon c’est vrai, le mec m’avait dit 3h de route… mais on n’est pas à ça prêt ici.

En tout cas, ça ne m’a pas empêché de sauter dans le kayak dès mon arrivée. Par contre, petite surprise après le premier dessalage (lorsque vous êtes passé… sous votre kayak) :

– Ah, mais tu ne sais pas esquimauter ?
– Heu… dans la théorie si, mais…
J’avais marqué niveau moyen ? En fait on va dire niveau débutant alors…

Kayak qui a dit Kayak-2

Kayak qui a dit Kayak-2

Résultat, j’ai l’impression d’avoir passé plus de temps la tête sous l’eau que hors de l’eau. Mais ! J’ai réussi mon premier esquimautage ! YATTAAAA !

(Esquimauter, c’est une technique qui consiste à se remettre à l’endroit tout seul, sans sortir de son kayak. Imaginez une série de mouvements pour se retourner, la tête sous l’eau, en apnée)

D’ailleurs, j’ai pas mal angoissé sur le fait de parler “gestes de sécurité” entres deux personnes qui parlent assez moyennement anglais. Finalement, le langage corporel c’est bien pratique.  =)

Kayak qui a dit Kayak-3

Kayak qui a dit Kayak-3

La journée se finit sur des parties de “Goats & Tigers”. Il avait beau dire que je jouais très bien, il m’a mis 3 – 0 tout de même.

Interroger le sens dans le reflet ironique des apparences

Interroger le sens dans le reflet ironique des apparenes

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