Remi Chapeaublanc | Photographer

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C’est reparti !

Ca y est, le top départ est donné ! Ce lundi 16 juillet, à midi précises, Rémi et son équipe de baroudeurs à moteurs ont donné leur premier coup d’accélérateur en direction de la Mongolie !

Regardez comme il est beau notre quatuor de choc !

 

Avec ses lunettes et son casque rutilant, le capitaine de la team a toujours autant la classe…

Comme l’année dernière, vous pourrez suivre les aventures de nos routards ici même. Ils vous raconteront leur périple tout au long du trajet, en tout cas tant qu’il seront à portée de wifi ! Pour les périodes de grandes excursions et de diète du Net, c’est bibi qui prendra la relève, histoire de continuer à vous donner de leurs nouvelles et vous faire partager le plus possible ce voyage !

Si vous avez envie de les suivre à la trace, c’est par ici que ça se passe : http://www.remichapeaublanc.com/road-trips/?map=838 Le système de mapping/tracking réalisé par Wami Concept vous permettra se savoir où se trouve notre équipe en temps réel !

Il ne reste plus qu’à leur souhaiter plein de belles images et de jolies rencontres : bonne route les Loulous !

Revue de presse

À l’heure qu’il est, Rémi a sans doute déjà les fesses bien douloureuses. Il devrait arriver demain ou après-demain si tout se passe bien, avec le derrière en compote et à tous les coups des tonnes de nouvelles anecdotes à nous raconter, des rencontres et des photos magnifiques. Bref, on a hâte ! Pour vous faire patienter, voici un petit tour d’horizon des différents articles publiés sur le périple de Rémi-Kenny-en-fourrure !

> Un bel encart dans Roadtrip Mag

> Une interview sur Digitalcolorz.com

> Un article sur le blog de Profoto

 

Si vous connaissez d’autres sites et/ou médias qui pourraient être intéressés par cette aventure, n’hésitez pas à nous le faire savoir ! Et si vous avez des contacts dans l’édition, on est aussi preneurs. Ca serait chouette de retrouver ces photos et ces textes dans un beau livre façon carnet de voyage !

 

Bye-bye Kazakhstan

Ca y est, Rémi a quitté le Kazakhstan. Si tout se passe bien, dans une semaine, il posera le pied en Mongolie. Mais avant ça il va devoir traverser un bout de Sibérie, et les conditions climatiques qui vont avec. En guise de conclusion à son épisode kazakh, Rémi  souhaitait publier l’extrait d’un livre qui l’a beaucoup inspiré.

Il faut donc que les nouvelles générations de Kazakhs, citadins notamment, envisagent autrement les milliers de pétroglyphes gravés sur les rochers qui constituent la plus grand bibliothèque à ciel ouvert du monde. Il faut qu’elles se réapproprient la lisibilité des collines innombrables que sont les kourgans abritant les restes des sultans, des poètes fameux ou des bergers anonymes, et qu’elles leur reconnaissent leur fonction de « signalétique de la steppe » pour se repérer dans l’adyr, l’espace sauvage des Anciens. Il sera nécessaire à terme qu’elles assument leur « territoire du vide » dont les entrailles gorgées de ressources fascinent bien au-delà des archéologues et livrent régulièrement des trésors ensevelis, porteurs d’une culture persistante faite de signes du passé lointain tout autant que récent, ouverte à l’innovation, réactive à la modernité.

Pour l’heure, l’histoire culturelle du Kazakhstan est celle de la victoire du monde moderne et de l’idéologie sédentaire sur la liberté nomade, la victoire de l’écrit sur l’oral, du béton sur la yourte. Pourtant, nul ne sait si la mémoire nomade ne saura pas profiter des interstices ouvertes par ce processus de re-traditionnalisation par le haut. D’où l’importance de cette exposition, telle la signature objective d’une culture longtemps considérée par son oralité et sa frugalité architecturale et artistique, comme un simple « aménagement temporaire de la nature ».

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Il est un fait que les steppes kazakhes sont une terre mythique dans l’imaginaire occidental, une zone d’attraction pour les candidats au voyage lointain dans ce qui représentait avec la Transoxiane, l’extrémité du monde connu d’Alexandre le Grand. Un certain nombre de raisons l’expliquent : les descriptions des tribus scythes que l’on peut lire dans L’Enquête d’Hérodote, la profusion d’informations contenues dans les récits des envoyés chrétiens auprès des Mongols, Plan Carpin ou Rubruquis. Plus tard, à l’époque du « Grand Jeu », selon l’expression de Rudyard Kipling pour nommer la rivalité anglo-russe qui dira tout le XIXème siècle, les rapports enflammés des espions, agents d’influence et autres experts en stratégie, russes et britanniques, allaient porter bien au-delà de leurs propres limites, le souffle des grands conquérants mêlé au frisson chamanique.

Tiré du livre Kazakhstan : Hommes, bêtes et dieux de la steppe.

 

Barbara et les routes kazakhs

Drôle de karma

Vous pensiez que les galères allaient s’arrêter une fois la frontière kazakhe passée ? Eh bien non ! Rémi a repris la route jeudi matin direction Oqtobe et une fois de plus, le sort s’est acharné contre lui. Je crois qu’à ce rythme, on va bientôt pouvoir décerner le titre de Motard-Poissard International ! Ne vous inquiétez pas, depuis tout est rentré dans l’ordre avec, en prime, de nouvelles rencontres. Et ça vaut le coup d’être raconté !

Jeudi matin donc, le réservoir et les bidons remplis d’essence, Rémi remonte en selle. Son objectif : atteindre Oqtobe, la prochaine grande ville sur son itinéraire. Les premiers kilomètres défilent rapidement, sur une route en très bon état. Vous l’aurez compris, c’était trop beau pour durer. Rémi rentre dans un village et là, comme par magie, la route disparaît ! Pourtant elle est toujours indiquée sur le GPS mais force est de constater qu’il n’y a plus aucune trace de goudron aux alentours. Notre motard demande son chemin à des jeunes du village, qui l’amènent devant une piste complètement défoncée. Eux-même ne peuvent pas continuer avec leur voiture. Rémi croit à une mauvaise blague, vérifie sur sa carte. Hélas. Cette piste est bien la seule issue du village.

Puisque c’est la seule piste, il faut bien l’emprunter. Mais façon escargot, pas plus de 40 km/h, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise. Rémi est prudent, mais le Dieu de la Route lui en veut. Après une bosse, CRAC ! On dirait qu’il a roulé sur quelque chose. Coup d’oeil dans le rétro. A vingt mètres derrière la moto, une des caisses en alu fixée à Barbara a décidé de la jouer dissidente. Mal lui en a pris. La caisse est toute cabossée et surtout, les fixations sont arrachées. La responsable, c’est une barre de fer tordue qui sort de terre. En passant, Rémi l’avait pris pour un inoffensif bout de bois. Pas si inoffensif puisqu’elle s’est empalée sur la caisse et l’a littéralement arrachée de la moto.

A ce moment de l’histoire, on se dit que pour avoir un si mauvais karma, Rémi a dû tuer des bébés chatons dans une vie antérieure. C’est sans compter sur son éternel retour de chance. (Peut-être que dans son autre vie, il sauvait aussi des bébés loutres, qui sait…) Avant même qu’il n’ait eu le temps de rattacher la caisse fugueuse à la moto, une camionnette arrive. A l’intérieur, 4 types, qui ne parlent pas un mot d’anglais. A grands renforts de gestes, Rémi explique ce qu’il s’est passé et demande s’ils peuvent l’héberger pour la nuit. Ils embarquent la caisse et Rémi les suit. Après une chute dans la boue en cours de route, moto déséquilibrée oblige (mais heureusement sans bobo), notre équipe arrive dans un campement d’ouvriers. Tous ces hommes travaillent en fait sur un puit de pétrole. Ils habitent dans d’énormes « caisses », comme des préfabriqués en boîtes.

Après quelques photos, à table ! Soupes, gâteaux, l’accueil est royal. Une fois le repas terminé, tout le monde à douche ! Et pas la douche en petites cabines individuelles hein. Ici c’est douche collective, tout le campement en même temps. Je n’y étais pas mais j’imagine que Rémi ne faisait pas trop le malin au milieu de tous ces kazakhs costauds et à poil… L’ambiance est chaleureuse, notre motard est l’attraction du jour ! On lui présente même le boss du campement, le seul qui parle anglais. Il lui promet de lui « prêter » un ingénieur et deux ouvriers le lendemain. Et effectivement, le lendemain tout ce petit monde travaille d’arrache-pied et la caisse en alu est comme neuve. Rémi a un sourire scotché jusqu’aux oreilles. Lui qui voulait faire des rencontres, il est servi !

Opération Sauvetage Ukrainien – VF

Dernière ligne droite russe pour Rémi ! Si tout se passe bien, il devrait arriver à la frontière entre la Russie et le Kazakhstan d’ici la fin de la journée. Comme notre aventurier-photographe nous l’expliquait dans le post précédent, depuis ses péripéties hôtelières à Karkhiv, il s’est passé plein de choses. Puisque Rémi est sur la route et que le Wi-Fi se fait plus rare, il ne va pas pouvoir vous raconter tout de suite cet épisode épique. Il le fera bientôt hein, mais en attendant, c’est donc moi qui m’y colle, pour la version française !

Tout a commencé mercredi. En début d’après-midi, je reçois un message de Rémi : « Est-ce que tu pourrais me rappeler rapidement stp, j’ai un petit souci ». Après l’opération de Barbara, ce « petit souci » m’inquiète et j’imagine déjà le pire : un rejet de la greffe. J’appelle donc Rémi immédiatement pour en savoir plus. Soulagement, le moteur n’a rien ! En revanche, la moto joue les récalcitrantes. Elle démarre une fois sur deux et cale immédiatement. D’après Rémi, il s’agit d’un problème de pompe à essence. Rien de dramatique, ce type de panne est plutôt courant et la réparation facile à effectuer… … Encore faut-il avoir une pompe à essence de rechange sous la main ! Coincé dans une station service au milieu de nulle part, Rémi risque d’avoir du mal à trouver une pièce neuve…

Pendant que je commence à écumer le net pour trouver des infos sur les garages de la région, notre Mac Gyver réussit à bricoler un dispositif de fortune. Barbara ronronne de nouveau ! Victoire ! Oui mais la nuit commence déjà à tomber et il pleut. Trop dangereux pour terminer son étape du jour. Rémi plante donc son campement au bord de la route et me charge de trouver un garage dans la grande ville la plus proche, Donetsk, pour faire une « vraie » réparation le lendemain. Jusque là, point de sauvetage me direz-vous. La situation n’est pas critique, Barbara roule encore et même si on a vu mieux côté confort, Rémi est installé pour la nuit. Oui mais c’est sans compter sur les motards ukrainiens et leur formidable solidarité !

Petit retour en arrière : pendant que Mister Bricolage trifouille les branchements de sa moto, je compulse Google pour trouver de quoi le dépanner. Bien évidemment, je ne parle pas un mot de russe, ça serait trop facile. Je finis par tomber sur un forum de motards, Motobratva. A grands renforts de Google Trad, je m’inscris et poste un message façon bouteille à la mer pour expliquer la situation du motard frenchie. Je sais qu’il existe une grande solidarité entre bikers mais j’ai peur que la barrière de la langue soit un sacré frein et que mon appel au secours reste sans réponse.

Après cinq minutes d’attente angoissée, surprise ! Une réponse ! Puis une seconde. Puis une troisième. Puis des dizaines de motards ukrainien qui commencent à parler entre eux de la panne de Rémi et de mettre sur pied un plan de sauvetage ! On me donne des numéros de téléphone que je transmets à Rémi, on me demande où il se trouve précisément, quel est le modèle de sa moto… Je fais chauffer Google Trad et poste des réponses en cyrillique en croisant les doigts pour ne pas dire trop de bêtises. C’est là que Rémi me prévient qu’il s’arrête pour la nuit. La situation est sous contrôle, il a des contacts dans le coin, il pourra faire réparer Barbara demain.

Oui mais c’est sans compter sur l’enthousiasme des motards du coin ! Pour eux, hors de question que Rémi passe la nuit dehors ! Ils sont bien décidés à le secourir et quelqu’un est déjà sur la route pour venir le récupérer. Les messages continuent à fuser sur le forum. Où est Rémi exactement ? Il dort déjà et ne répond plus aux SMS. De nuit et sous la pluie, les coordonnées GPS qu’il m’a données ne sont pas d’une grande aide. Les membres de Motobratva me demandent en coeur de l’appeler pour le réveiller. Je m’exécute. Après plusieurs sonneries, j’entends la voix ensommeillée de Rémi qui émerge à l’autre bout du fil : « Gnnmgnkesqui s’passe ? » Je lui explique qu’une équipe est en chemin, qu’il va devoir se réveiller pour de bon, quitter son duvet et packer ses affaires malgré la pluie. « Grmblmgn dormiiiiiir froiiiiiid » « Allez Rémi, il faut se leveeeer ».

Côté motards, les recherches se poursuivent. Je préviens que Rémi va sortir de sa tente et se rapprocher de la route pour être plus facilement repérable. Au bout d’une heure de messages franco-anglo-cyrilliques et d’une dizaine de coups de fils à Rémi, c’est bon ! Les bikers l’ont trouvé ! Ils sont même venus avec un camion pour déplacer Barbara et ramener les deux aventuriers. Une demi-heure plus tard, je reçois un ultime texto qui achève de me soulager : « Opération sauvetage ukrainien réussie, je répète, opération sauvetage ukrainien réussie ! Le colis a même pris une douche et boit de l’alcool bizarre :) ».

Voilà pour l’épisode vu depuis la France. Je ne lis toujours pas le russe mais j’ai pas mal amélioré ma maîtrise des traducteurs en ligne ! D’ailleurs je m’en vais de ce pas traduire ce texte pour nos motards ukrainiens à qui j’ai promis de donner des nouvelles. Et j’en profite pour leur faire passer un petit message : Aliance, Vitaliy, Corsar, Visotnik, Zloy, Vlad, Satrier, Ksusha et tous les autres, encore merci pour votre soutien, votre motivation et votre solidarité ! 

 

Pourquoi Barbara n’ira pas boire de vodka à Moscou

Initialement, Rémi et Barbara avaient prévu de faire un petit crochet par la capitale russe. Enfin « petit ». Un crochet de 2000 kilomètres tout de même. L’objectif était de découvrir Moscou et de passer faire un petit coucou à Silphi. Oui mais entre temps, notre belle Africa Twin a dû passer sur le billard pour sa greffe de moteur. Résultat, entre la recherche du donneur, l’opération et la convalescence, notre équipe a pris beaucoup de retard sur son planning.

Dans un monde parfait, ça n’aurait eu aucune conséquence. Malheureusement, notre monde est bien plus terre à terre et le visa russe de Rémi expire dans 5 jours. Tic tac tic tac tic tac. Le Kremlin, le théâtre Bolchoï et la vodka moscovite, ça sera pour une autre fois. La traversée de la Russie se fera en version express jusqu’à la frontière avec le Kazakhstan. Ce soir, Rémi dort pour la dernière fois en Ukraine. Demain, cap sur Astrakhan !

Merci merci merci !

Comme vous avez pu le constater, Barbara n’est pas au mieux de sa forme en ce moment. Mais je vous rassure, si techniquement ça coince un peu, le moral est toujours là ! D’ailleurs, si Rémi garde le sourire, c’est aussi grâce à vous et à vos messages de soutien.

Notre photographe-aventurier a été très touché par toutes vos propositions d’aide financière. Oui mais il y a un petit détail qu’il est important de préciser aujourd’hui : ce voyage est 100% auto-financé. En partant, Rémi savait que ça ne serait pas forcément facile tous les jours et justement, ça fait partie du jeu. Avoir des problèmes mécaniques quand on part à moto, évidemment, on s’en passerait. Mais réussir à se débrouiller façon Mac Gyver au milieu de l’Europe de l’Est, c’est aussi ça l’esprit du projet.

Tout ça pour dire qu’organiser un Barbarathon, c’est vraiment adorable et on ne vous remerciera jamais assez pour ça. Mais si vous voulez vraiment donner un coup de pouce au projet, la meilleure chose à faire reste d’en parler autour de vous ! Cela nous aidera à trouver des diffuseurs, ainsi qu’à organiser une expo une fois Rémi rentré en France. Comme ça vous aurez même l’occasion de lui acheter un cliché et l’exposer au dessus de votre cheminée !

On vous promet que même s’il doit troquer sa moto contre un tricycle, Rémi ira jusque là-bas et reviendra avec de belles photos.

(d’ailleurs s’il y va vraiment en tricycle, l’année prochaine on l’envoie faire Koh Lanta ^^)

Y’a t’il un mécano dans la salle ?

Apparemment il a fait froid en Belgique. Résultat, on dirait bien que Barbara a attrapé un rhume… Plus sérieusement, Rémi a un petit souci mécanique avec sa moto. Rien de grave mais si des mécanos sont présents dans la salle et on des conseils à donner, on est preneurs !

Résumé des épisodes précédents : lorsque Rémi a acheté sa moto (une Honda Africa Twin donc), le compteur n’affichait pas les vitesses. La faute à un petit pignon en plastique qui était cassé. Le pignon a été remplacé et tout est rentré dans l’ordre. Sauf qu’au bout de 2000 km, paf, entre Liège et Francfort, le pignon lâche à nouveau. Résultat, Rémi se retrouve une nouvelle fois sans compteur. Pas dramatique mais tout de même gênant.

Si vous avez déjà été confronté à ce problème, que vous savez à quoi cette usure prématurée est due, et ce qu’on peut faire pour y remédier, c’est le moment de vous signaler !

Si vous connaissez un garage moto sur Francfort, ça nous intéresse aussi !

 

Sueurs froides à l’ambassade Kazakhe

Oui, je sais, le titre de ce billet sonne comme celui d’un mauvais polar. Mais il faut dire que j’ai vraiment eu une jolie frayeur ce matin.

Partie toute guillerette récupérer le passeport de Rémi, je m’attendais, comme lors des précédentes démarches, à boucler les formalités en 15 secondes chrono. Oui mais c’était sans compter sur l’humour kazakh. C’est qu’ils sont blagueurs à l’ambassade ! Je me présente au guichet, tends à la dame mon petit reçu en précisant que le passeport est recouvert d’une pochette orange. Une pochette orange, dans l’absolu, c’est pratique pour repérer ledit passeport dans une pile haute comme mon bras.

Dans l’absolu, oui.

Mais là, évidemment non.

Il se trouve qu’une agence spécialisée dans les demandes de visas (pour ceux qui ont la flemme d’effectuer les démarches eux-mêmes) couvre elle aussi tous les passeports qu’elle traite avec une pochette orange. Et que, vous allez rire, un des types de l’agence est venu récupérer tous les visas traités une demi heure avant moi, embarquant du même coup par erreur le passeport de Rémi. Ah ah ah. Bon sur le moment je ne rigolais pas vraiment. Sourire crispé de la dame au guichet. « On va les rappeler pour voir si on peut joindre leur coursier. » Sourire crispé de moi-même. « Oui, bien sûr, je comprends, je patiente. » Je m’imaginais déjà annoncer la terrible nouvelle à Rémi. « Désolé coco mais tu vas devoir changer tes plans, sans passeport, fini les aigles de Mongolie. Mais tu pourras toujours aller photographier les vaches en Normandie hein. »

Bon, finalement plus de peur que de mal. Après trois coups de fils et une heure et demie d’attente, le messie le coursier de l’agence est revenu à l’ambassade. Avec le passeport. Et, alleluia, le dernier visa. Si on n’avait pas été dans une administration-du-genre-qui-rigole-pas, je crois que je lui aurais sauté au cou !

Maintenant, il ne me reste plus qu’à envoyer le passeport à Cracovie, où Rémi le récupèrera. Alors on croise tous les doigts pour que Chronopost ne l’expédie pas au Canada !

 

Le dernier Tsaatan