Remi Chapeaublanc | Photographer

Une Ural, c’est quoi ?

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Conduire une Ural

Je vous vois plisser les yeux, lorsque je parle de cet étrange véhicule. Ça oui alors ! Mais dis moi Jamy, c’est quoi une Ural ?

Ural, c’est une marque de motos Russes qui date du début de la seconde guerre mondiale. Certains disent que les Russes se sont “inspirés” de la mécanique des BMW pour en faire une moto plus adaptée aux rudes conditions de la Sibérie, d’autres diront qu’ils ont lâchement volé puis copié BMW pour en faire une moto fiable et pas chère pour son armée.
Ne rentrons pas dans ce débat, accordons-nous juste sur le fait que c’est une moto qui ressemble aux anciennes BMW série R. (comme Milmoto, oh quelle coïncidence !)

Personnellement, je dirais plutôt que c’est un tas de ferraille pas trop mal conçu, et habité d’un petit démon capricieux. Oui, cette “chose” est belle et bien vivante !

La grande particularité des Ural, c’est qu’on ne les voit jamais sans leur fidèle side-car. En effet, rares sont ceux qui la dépouilleraient de ce dernier, vu qu’il est vendu en série et c’est là tout son avantage !

Quand je vous disais que cette “chose” était vivante, je parlais bien de la belle et de son panier, qui ont la fâcheuse habitude de ne pas très bien s’entendre. Lorsque l’un veut aller à droite, l’autre n’est pas toujours du même avis… Résultat ? Lorsque l’on freine : l’ensemble vire furieusement vers la gauche (entrainé par le poids du side), et lorsque l’on accélère : on se laisse entrainer par la droite. Le tout couronné par une roue directrice qui n’en fait qu’à sa tête, ou du moins qui fait ce qu’elle peut…

Et là encore, je ne vous parle que de son comportement sur le plat… imaginez ce monstre dans un dévers ! Vous avez intérêt à bien choisir dans quel sens le prendre, ou bien je vous laisser imaginer les dégâts.

Mais pourquoi diantre conduire un engin pareil me direz-vous ? Malgré ses gros défauts, elle a plusieurs avantages, comme le fait de se tenir droite sur de la glace, de pouvoir transporter moult matériel et d’être réputée fiable et incassable (lorsqu’elle est bien entretenue, ce qui n’est pas du tout le cas des nôtres, je vous rassure). Dernier point, ça se conduit à peu près comme un tracteur.

Alors, vous venez faire un tour avec nous ?

Conduire une Ural-1

Conduire une Ural-3

Conduire une Ural-4

4 commentaires

Ni volée ni copiée … 
Une troisième légende dit que le pacte germano-soviétique de 1939 incluait les plans et outils de fabrication de la r71, qui aurait (très) doucement évolué depuis sous la marque Ural … :)

Écrit par ydikoi, il y a 3 ans Répondre

Peu importe la légende, c’est un super prétexte pour aller traîner ses gommes en Mongolie et nous faire plaisir avec tes photos ;)

Écrit par Shnalla, il y a 3 ans Répondre

Ural mais Hourral ! que je vais suivre ce périple .

Écrit par Alinc, il y a 3 ans Répondre

D’accord donc une seule solution quand tu tombes en panne : Répare !!!! (ou râle !).
Ok, je sors.

Écrit par Tonton Clem, il y a 3 ans Répondre

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