Remi Chapeaublanc | Photographer

Journals

Pauvre Hector

Il était là, en plein milieu de l’asphalte, à ne pas comprendre ce qu’il se passait, les voitures lui frôlant la tête.

Achille – le quignon de pain à ses côtés – ne bougeait plus lui, mort dans d’atroces souffrances je suppose. La rumeur dit qu’Hector fut tué par Achille, mais vu la tête du goéland, je suppose que c’est plutôt Achille le quignon de pain qui a péri dans la bataille ; laissant Hector avec une fracture de l’aile.

Hector

Je n’aurais certes pas pu le sauver, mais je l’ai moins déposé dans l’herbe à l’ombre. Espérant qu’un animal sauvage vienne l’achever et le manger, à la place du pneu sans pitié d’une voiture.

Hector-2

Et si on se posait là pour la nuit ?

Et si on se posait là pour la nuit ?

Et si on se posait là pour la nuit ? 2

Et si on se posait là pour la nuit ? 3

Bilan financier #1 : c’est la merde

Comme prévu, j’essaye de faire en sorte que ce voyage me coûte le moins d’argent possible, avec comme objectif tenir un mois sous la barre des 750€ !

Bon, autant vous dire que le bilan de la première semaine n’est pas très rassurant pour la suite. Il faut dire qu’avec un prix oscillant entre 2 et 2,5€ le litre d’essence, la Turquie n’était vraiment de mon côté ! Si le prix de l’essence ne diminue pas drastiquement dans les prochains pays, ça risque d’être tendu du slip pour relever ce défi.

Voici le détail de mes dépenses pour cette première semaine :

Divers 1 €
Essence 166,2 €
Hébergement 30 €
Nourriture 35,6 €
Transports 65,2 €
Vêtements 9,6 €
Tourisme 6 €
BILAN SEMAINE #1 313,6 €

 

PS pour les grincheux : Je n’ai pas pris en compte les 150€ de pénalité que la douane Turc m’a infligé, car c’est une erreur de ma part, je ne savais pas que la moto n’avait pas le droit de rester plus de 6 mois sur le territoire Turc.

Comme tout ancien hacker qui se respecte…

… je suis allé visiter la ville de Troie !

Ce sera surement une petite surprise pour certains, mais oui j’ai bien fait mes premiers pas en informatique par l’apprentissage du hacking ! (avec notamment l’utilisation de Trojans, soit des chevaux de Troie)

Vous comprendrez donc que lorsque j’ai vu le panneau « Τροία / Troía » sur le bord de la route, je ne puis m’empêcher de faire un détour !

Troye

En tout cas vu ce qu’il reste de la ville, je pense qu’on peut en déduire que le cadeau piégé reste une arme plutôt efficace…

Troye-2

Grosse déception tout de même, lorsque j’ai vu ce cheval en carton-pâte… moi qui m’attendais à voir une reconstruction fidèle du destrier de bois ! :(

Divinations, dans un café turc

Arrivé dimanche soir à Istanbul, je squatte pour le moment une colocation avec 3 jolies jeunes Turques. Du coup, nous sortons à la nuit tombée (et oui, c’est Ramadan) pour aller boire quelques bières et/ou manger un bout.

Hier soir, j’ai bu mon tout premier café turc ! Un café à la préparation assez particulière, dont on laisse le marc à l’intérieur. Et c’est là, qu’une des filles m’a proposé une tradition d’ici : lire mon avenir dans la tasse encore chaude.

Divination dans un café turque

Après avoir suivi la traditionnelle procédure, la voici qui me demande de faire un vœux, puis entame à me raconter ce qu’elle voit dans le marc, collé sur le bord de la tasse :

« Il y a un éléphant – toi je suppose – qui est assit par terre, il a l’air très fatigué. Il vient de vivre des épreuves très difficiles, dont il peine à se remettre. Il va devoir comprendre et analyser ce qu’il c’est passé lors de ces épreuves, pour se remettre sur pattes et bâtir quelque chose de nouveau. Il va devoir se servir de l’expérience que lui aura apporté ces épreuves. Je vois aussi une autre personne – c’est peut-être toi aussi ? – qui est assise toute seule sur un rocher, sans lien avec le reste. Cette personne lit un livre, ou peut être une carte, mais il y a surtout un autre rocher en face de lui. Il lit peut être une carte pour savoir comment franchir ce rocher ? Cette personne verra que si elle se lève debout, sur le rocher où elle est assise, l’autre rocher sera beaucoup plus petit vu d’ici et donc facilement franchissable. »

Elle a précisé que je devais l’analyser comme je le sentais, mais que c’était une divination particulièrement appréciée des turques. En guise de conclusion, elle me lança avec un grand sourire : « Welcome to Turkey ».

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai trouvé comment j’allais l’analyser :)
Sur ce, je vous embrasse !

Voyager c’est pour les pauvres : Le défi !

On ne va pas se mentir, je suis pauvre. Demande de RSA, emprunt à la grand-mère, tout ça tout ça. Autant vous dire que ce n’est pas vraiment la fête du portefeuille en ce moment. C’est sûr qu’avec le type de projets que j’entreprends, ça me coûte souvent beaucoup plus que ça n’en rapporte !

Être pauvre ne me dérange pas plus que ça, mais voilà, s’il y a bien quelque chose qui m’insupporte ce sont les préjugés du style « Oui mais toi, si tu voyages comme ça, c’est que tu peux te le permettre ! ». Vous rendez-vous compte que mes voyages coûtent sûrement beaucoup moins cher que votre simple vie parisienne ?

BMW R90/6

J’ai donc envie de me lancer un défi pour cet été : voyager un mois à l’étranger, pour le même prix que mon loyer…
ou comment voyager avec un budget de 0€.

En d’autres termes, je vais sous-louer mon appartement pour le même prix que le loyer actuel (soit 750€) et je vais tenter de voyager pendant un mois avec cette somme, tout frais compris hors billet d’avion.

La grosse difficulté de ce défi réside dans le budget « essence », car partir de Turquie pour rapporter ma moto par la route – tout en visitant l’Europe du sud-est – risque de me coûter un bras !

Je suis moi-même très sceptique sur la faisabilité du projet, dont voici une rapide estimation du budget « essence » :

  • Consommation de la moto : 5 à 6 L/100, en fonction des conditions de route
  • Prix de l’essence : entre 1,5 et 2,5 € le litre, en fonction des pays traversés
  • Trajet : de 2500 à 5000 km, suivant les itinéraires empruntés

Ce qui nous fait une dépense – uniquement pour le carburant – de minimum 188€ à maximum 750€ … soit la totalité du budget !

Vais-je réussir ? Réponse le 15 aout à Paris.

Emportez-nous, Altaï, Mongolia, 2012

Voilà plus de 4 mois que je n’ai rien écrit, et cela me parait une éternité. Je retrouve ce blog tel une maison de famille abandonnée, à fois familière et inchangée, mais surtout terriblement vide.

Aujourd’hui j’ai passé la journée au soleil avec l’ami Ruben, comme deux vieux compagnons de route se racontant d’anciens souvenirs, avec cet arrière gout cotonneux de nostalgie dans la bouche.

Et puis je suis passé – avec mon gros cuir et ma petite crête – à la première présentation privée de ses tirages, dans cet appartement du 16 ème, blindé de gens guindés, beaucoup trop luxueux pour que je m’y sente à l’aise. Je n’y allais pas pour eux, ni pas réellement pour lui, mais surtout pour moi. Pour me retrouver devant cette immense photo et laisser s’échapper une petite larme, aussi discrète que nos corps perdus dans toute cette eau.

Emportez nous de Ruben Brulat

Aujourd’hui et depuis quelques jours, c’est dur. J’encaisse et doute. Où vais-je ? Pourquoi ? En suis-je responsable ?

Beaucoup de doutes et peu de certitudes, mais à y réfléchir je reconnais bien là ma façon de fonctionner. C’est dans le doute que je puise mon inspiration et dans les certitudes mes ambitions.

C’est décidé, je recommence à écrire, à refaire des images et surtout consolider l’existant, si fragile et si important.

Projet 3200

Un film noir et blanc 3200ASA, quelques simples portraits et une envie d’en faire encore plus. Pas de projet au concept fumeux, mais plutôt une envie de continuer à (juste) se faire plaisir. Si vous voulez vous faire tirer le portrait, contactez-moi, je pense réorganiser une cession d’ici peu.

contact [at] remichapeaublanc.com

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Éloges du triolisme et autres pratiques polyamoureuses

Dans l’impossibilité d’écrire, je préfères le raconter avec d’autres mots.

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Photo par Johanna Mangote

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Les tirages de « Gods and Beasts » en vente à la galerie Le29

Vernissage de Gods and Beasts par Studiosushi

Je voudrais tout d’abord énormément remercier tous ceux qui sont venus au vernissage de l’exposition, c’était très cool de vous revoir ou bien de vous y rencontrer ! Car oui, un vernissage est classiquement composé de tête connues, mais celui-ci – et à mon grand étonnement – était rempli de nouvelles rencontres. Un grand merci à vous tous.

Les photos qui y étaient exposées (et ceci encore jusqu’au 9 décembre) sont des tirages fine-art en série limitée – signés et numérotés à la main – à vendre aux tarifs suivants :

  • 60×90 cm, 5 exemplaires : 750€
  • 90×135 cm, 3 exemplaires : 1450€

Les finitions disponibles sont :

  • Contre-collage sur aluminium, avec châssis (60×90 : 135€, 90×135 : 215€)
  • Contre-collage sur aluminium, avec châssis et DIASEC mat (60×90 : 350€, 90×135 : 585€)

Pour acquérir l’un des tirages de cette série, il vous suffit de me contacter par email contact[at]remichapeaublanc.com en me précisant le nom de la photo, avec ou sans finition, ainsi que la taille souhaitée.

Planche contact de Gods and Beasts

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