Remi Chapeaublanc | Photographer

Expérimentations

Le murmure sourd d’Alvine strå

La vision anoculaire d’Aurelia aurita

Interroger le sens dans le reflet ironique des apparences

Interroger le sens dans le reflet ironique des apparenes

[NSFW] Ce qui est important n’est pas que l’on te comprenne, mais que tu l’assumes.

Ce qui est important n’est pas que l’on te comprenne, mais que tu l’assumes

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Lorsque j’étais plus jeune, je cherchais en permanence à comprendre tout. Et par extension, je cherchais aussi à me faire comprendre par tous les moyens.

Un jour, ma mère m’interrompue dans une grande explication ; elle me dit « Ce qui est important n’est pas que l’on te comprenne, mais que tu l’assumes. » et elle partit comme ça, sans écouter la fin de mon explication.

Je ne comprenais pas, c’était absurde ! Il valait mieux que les gens me comprennent, la vie serait forcément plus simple ainsi. Et puis cette phrase, elle ne voulait rien dire !

Aujourd’hui, les évènements ont fait que non seulement j’ai compris cette phrase, mais que je l’ai surtout adopté depuis longtemps.

Double Exposition

double-exposition de Matthieu et Remi

Double Exposition, c’est un projet supra cool, orchestré par Monsieur M.

Le principe : Un appareil photo. 24 photographes. 12 photos. Une photo par personne. L’une fait une photo et passe l’appareil. L’autre fait la double exposition. Et ainsi de suite. Tous les jeudis une double exposition publiée. Surprise.

Ce que j’aime plus que tout dans cette idée, c’est de faire une collaboration les yeux fermés, sans savoir ce que le photographe d’avant ou d’après aura shooté. Ça en devient presque exaltant.

Elle, eux et moi

Elle-Lui-et-moi

C’est lui ! Je le reconnais. J’en suis certain.

Il ne me reconnait pas. Mais bon, il ne me connait pas non plus.
Je le regarde, l’observe, le critique intérieurement.
Il n’est pas spécialement beau, mais je dois reconnaitre qu’il a son charme.
Une barbe mal rasé, habillé d’un simple pull, un peu négligé.
Je le fixe des yeux, le déshabille du regard comme pour  comprendre.

Il sent que je l’observe, ça le met mal à l’aise. Il hésite même à changer de place.
Je les imagine tous les deux, dansants comme deux amants.
Je ne peux pas m’empêcher de l’envier. Il sera bien avec elle.
Je les vois tous les deux, faisant l’amour dans son lit.
Je le hais, un peu. Je suis jaloux je crois.

Il ne le sait pas encore, mais il me remplacera.
Il sera auprès d’elle lorsque je serais parti.

Il se lève et descend du métro. J’aimerais le retenir par le bras pour lui dire de prendre soin d’elle.
Mais je ne bouge pas et pleure sans larmes. Pourquoi est-ce si dur de quitter quelqu’un ?

Chacun de nous est persuadé de son immortalité

Chacun de nous est persuadé de son immortalité

« Personne au fond ne croit à sa propre mort, ou ce qui revient au même, dans l’inconscient, chacun de nous est persuadé de son immortalité  » [S. Freud]

En ce moment je dévore un mémoire de thèse, intitulé « Image du corps chez la personne âgée  » et écrit par Elodie Sâles.
J’adore.

Photo inspiré par le travail de Ruben Brulat, dont je vous conseille d’aller voir le nouveau portfolio, qui dépote sa grand-mère.

Bienvenue chez toi

Bienvenue chez toi

8 juillet 1984, clinique de Chatenay Malabry, 14h03.

– Madame, soufflez bien s’il vous plait, fort et lentement. Allez-y, comme ça, oui. Restez calme, tout va bien se passer.
– Monsieur, pouvez-vous sortir de la salle s’il vous plait… Oui bien sûr, ne vous inquiétez pas.
Préparez-moi une Oxymétrie transcutanée, j’ai peur qu’on ne commence à le perdre.
– Madame, essayez de rester le plus calme possible, votre bébé rentre en souffrance fœtale aiguë, nous allons lui poser une sonde sur le haut du crane.
– Ne bougez surtout pas, ça va faire mal, mais ça devrait être rapide.
– Docteur, son rythme cardiaque…
Il tombe en hypoxie, allez chercher l’anesthésiste, on est en train de le perdre.
BLOC !
– Madame, nous sommes obligés de vous faire une césarienne en urgence pour sauver votre enfant.

(…)

15h27

(…)

– … Où est mon bébé ?
– Il est en service de réanimation postnatale dans un hôpital parisien… Son cœur ne battait déjà plus lorsque nous l’avons sorti.

Elle n’a pu le toucher que pour la première fois, le 15 juillet 1984.

J’ai appris l’histoire de ma naissance, à l’âge 25ans. Bienvenue chez toi petit.

Lendemain d’adultère

Lendemain d'adultère

Lendemain d’adultère.

For my friend…

For my friend Studiosushi - Made in Germany

Une envie d’hommages, une nouvelle idée… un début de série ?

L’idée m’est venu devant cette grotte glauque et bien sombre, après une nuit de travail avec le meilleur guitariste/compositeur de Besançon.
Je me suis dit que si mon pote Ruben avait été là, il aurait surement voulu faire une photo de ce style. Alors j’ai décidé de lui rendre hommage en la faisant à sa place… mais en y rajoutant mon petit grain de sel.

Et puis à Berne, dans ce zoo Suisse au nom allemand imprononçable pour moi, c’est en voyant ce petit Callitricidé que j’ai tout de suite repensé aux photos de Nadia.
Et me voici parti dans un second hommage.

De retour sur Paris, j’ai décidé de rendre un 3ème hommage, celui-ci dédicacé à James et sa série Made in.

Et si je les regroupais en une série ? Des hommages assaisonnés à ma manière. Pourquoi d’ailleurs ne pas le faire à plusieurs, ou l’ouvrir à tout le monde ?

For my friend Ruben Brulat - Happy Morning Picture

For my friend Nadia Wicker - Bernertierpark

Le dernier Tsaatan