porteur
Dans la famille CHAPEAUBLANC, je voudrais le père
Notre société est contre l’esclavage, mais qu’en est-il pour la traite des anciens ?
Qu’on soit bien d’accord, le premier qui dit du mal de mon paternel, c’est le tranchant de mon couteau que je vais tester sur son manteau ! (Et ceux qui me connaissent, savent qu’il faut se méfier lorsque je parle de mes couteaux).

Dans la famille CHAPEAUBLANC le père
Vous l’aurez compris, ce voyage aux airs de retrouvailles se fera dans tous les sens du terme. Ca fait un (trop long) moment que je comptais partager quelque chose de fort avec lui. Donc lorsque la décision de repartir fut prise, c’est sans hésiter que je choisis mon futur coéquipier !
Coïncidence, je ne sais pas, mais c’est lui qui m’a appris la photo et c’est aussi avec lui que j’ai gravis mes premiers sommets ! Alors quoi de plus symbolique que de se retrouver ici – dans le pays de ses rêves – enfin tous les deux ?
Nous sommes arrivés aujourd’hui à Katmandou après moult fracas. Moi qui est l’impression d’avoir quitté ce pays il y a moins d’un mois, pour lui c’est le dépaysement le plus total. Je vais donc lui laisser la parole sur ce blog, pour partager ça (aussi) avec vous.
Méa-culpa pour les porteurs
Dans un billet précédent, je disais que les hommes ne travaillent pas beaucoup, comparé aux femmes. Certes, je maintiens cette impression, sauf que…
Comme dans la plupart des populations, beaucoup de métiers réservés à un sexe. Et bien c’est le cas pour les porteurs, qui font un métier d’une rare bravoure. Ils sont de plus (en général) très mal équipés.
Ici, beaucoup de villages ne sont joignables que par des sentiers, aucun véhicule ne peut y monter. Tout y est alors acheminé à dos de porteurs, que ce soit la nourriture, des meubles ou même les matériaux de construction.

Mea-culpa pour les porteurs
Attention, les sherpas ou Sherpas ne sont pas des porteurs. Porteur est un métier.
- Les Sherpas sont une ethnie népalaise vivants dans les montagnes de l’Himalaya
- Le sherpa dans une équipe de treck, est le second du guide, son assistant.

Mea-culpa pour les porteurs-2
Aujourd’hui, des chemins, des escaliers à n’en plus finir et beaucoup de rencontres pour m’indiquer ma route. Et puis d’un coup, en début d’après midi, la brume est arrivée. Je comptais continuer ma route, mais le tonnerre grondant déjà, j’ai préféré m’arrêter dans un petit abri de montagne, pour y passer la nuit.
Je vous écris depuis ce petit abri, après avoir vécu un échec cuisant, dont je peine à me remettre. Je n’ai pas réussi à allumer mon feu… Je crois que c’est la première fois que je n’arrive pas, après 2h de tentatives, à allumer un feu. J’ai utilisé mon briquet au magnésium, un briquet à essence, et même par désespoir, les pages “Tibet” du guide du routard (que tous les tibétains et routards me pardonnent).
Heureusement que j’ai un très bon duvet de montagne, car je sens que je vais cailler cette nuit… =/