Se dit à quelqu’un qui est pressé pour lui signifier qu’il devra patienter un court instant.
« Papillon » était le patronyme d’un serveur du « café du Cadran » à Paris, dans les années précédant la seconde guerre mondiale. L’histoire veut que l’établissement était le lieu de rendez-vous de nombreux journalistes. Ces clients, toujours pressés, hélaient sans cesse le garçon de café par son nom: « Papillon, Papillon ». Le serveur débordé répondait alors: « Minute, j’arrive! ».
Par la suite, l’association de l’appel et de la réponse a donné l’expression « minute papillon » pour indiquer à une personne pressée qu’elle peut prendre son temps.


Voyageur passager, ou voyageur régulier, dépèche toi d’allez voter !!!
==> ICI <==
Le verlan est une forme d’argot qui consiste en l’inversion des syllabes d’un mot, parfois accompagnée d’élision. C’est en inversant les syllabes de la locution adverbiale à l’envers que le terme de verlan a été créé. Aussi parle-t-on de formes verlanisées pour caractériser les vocables issus du verlan.
Si le mot verlan est lui-même le verlan de l’envers, il demeure essentiellement une langue orale qui respecte assez rarement l’orthographe d’origine des mots verlanisés. Exemples :
- chébran = « branché »
- ouf = « fou »
- tromé, trom’ = « métro »
Souvent le verlan abstrait la conversation de certaines règles gramaticales comme la suppression de conjugaison (se rapprochant alors de la langue anglaise, qui utilise en principe le même mot aussi bien à l’infinitif que conjugué). Exemple :
- tèj = « jetter » : je les ai tèj = « Je les ai jettés »
Le plus souvent, l’écriture d’un mot en verlan est une reconstruction graphique de sa prononciation phonétique. Exemples :
- laisse béton = « laisse tomber »
- relou = « lourd » (pour signifier « ennuyeux »)
- chelou = « louche »
Lorsqu’il faut introduire en début de mot une syllabe qui, dans le mot verlanisé, se réduit à une consonne finale, on ajoute généralement la voyelle eu et l’on perd la voyelle d’origine. Exemples :
- feuj (feu-jui) = « juif » (jui-feu)
- keuf (keu-fli) = « flic » (fli-keu)
- keum ou « keumé » (keu-mé) = « mec » (mê-keu)
Parfois, l’usage fait apparaître des mots qui sont le verlan d’un verlan. On appelle parfois cette construction un double verlan. Exemple :
- reubeu ou rebeu = beur = « Arabe ». On retrouve l’ordre des consonnes du mot d’origine, mais les voyelles ont été modifiées. L’autre usage pour « Arabe » étant « rabza ».
- feum = meuf = « femme »
Certains mots en verlan sont même d’origine étrangère :
- despi ou despee = « rapidement », vient de speed (« vitesse ») en anglais
- deblé = « bled » (signifie « pays » en arabe et désigne aussi en langue familière le « village isolé », le « patelin » ; il fait référence au pays d´origine, en général les pays du Maghreb)
- babtou = un « Blanc » pour un Africain (vient de toubab)
Le succès d’un mot de verlan peut même faire oublier le mot qui est à son origine. Exemple :
- jobard a donné barjo, mais des jeunes gens qui entendent aujourd’hui jobard, peu usité, y verraient un verlan de barjo.

La théorie des cordes est l’une des voies envisagées pour régler un des problèmes majeurs de la physique théorique : fournir une description de la gravité quantique c’est-à-dire l’unification de la mécanique quantique (inévitable pour décrire la physique aux petites échelles) et de la théorie de la relativité générale (nécessaire pour décrire la gravitation de manière relativiste).
La principale particularité de la théorie des cordes est que son ambition ne s’arrête pas à cette réconciliation, mais qu’elle prétend réussir à unifier les quatre interactions élémentaires connues, on parle de théorie du tout, tout en reposant sur deux hypothèses assez révolutionnaires :
- Les briques fondamentales de l’Univers ne seraient pas des particules ponctuelles mais des sortes de cordelettes vibrantes. Ce que nous percevons comme des particules de caractéristiques (masse, etc) distinctes ne seraient que des cordes vibrant différemment. Avec cette hypothèse, les théories des cordes admettent une échelle minimale et permettent d’éviter facilement l’apparition de certaines quantités infinies (on parle de « divergences ») qui sont inévitables dans les théories quantiques de champs habituelles. Il n’y a donc plus besoin de procéder à la renormalisation de la théorie.
- L’univers contiendrait plus de trois dimensions spatiales. Certaines d’entre elles, repliées sur elles-mêmes, passant inaperçues à nos échelles (par une procédure appelée réduction dimensionnelle).
Malgré de premiers résultats partiels très prometteurs comme la reproduction de la formule de Bekenstein et Hawking pour l’entropie du trou noir, ainsi qu’une richesse mathématique remarquable (la théorie des cordes a permis de découvrir la symétrie miroir en géométrie) la théorie des cordes reste toutefois incomplète. D’une part, une multitude de solutions aux équations de la théorie des cordes existe, ce qui pose un problème de sélection de notre univers et, d’autre part, même si beaucoup de modèles voisins ont pu être obtenus, aucun d’entre eux ne permet de rendre compte précisément du modèle standard de la physique des particules.

L’expression serait apparue en 1912 dans le langage des courses hippiques : le jockey est arrivé premier les doigts dans le nez.
C’est une image qui montre la facilité, l’insouciance qu’a eu le jockey à gagner, puisqu’au lieu d’avoir l’esprit complètement préoccupé par sa course, il a pu prendre le temps, comme les enfants insouciants, de se mettre les doigts dans le nez.
