Permis de se reconstruire

Permis de se reconstruire

Surement la plus belle chose qui soit encore accessible à chacun d’entre nous.
Accessible ne veux pas dire à portée de main, loin de là.

Non, je ne veux pas faire d’éloges à l’amour, d’autres le feront beaucoup mieux que moi.

J’aimerais parler de l’après, cette sensation brûlante, si dure à partager, si dure à effacer.
Que se passe-t-il après l’amour, lorsque l’autre est loin de là ?
Des chagrins d’amour, quoi de plus banal en somme.
Mais quoi de plus douloureux lorsque c’est lui, lorsque c’est nous.

L’après, un tableau d’utopie qui brule devant nos yeux, un corps nu gisant sur le sol un matin d’hiver.
L’après, cette sensation qui ne nous quitte pas d’une semelle, hante nos nuits des jours durant.

Et pourtant, et pourtant…
Brûlante, elle nous réchauffe tellement parfois, telle une bouillotte trop chaude qu’on se colle sur le ventre.
Certain feront tout pour la garder au fond d’eux, tel un syndrome de Stockholm.
Pourquoi ? Pourquoi kidnapper nos souvenirs ? Pour le meilleur et pour le pire ? Foutaise.

Et si le remède à l’amour était d’aimer encore.
J’ai aimé, puis aimé, et encore aimé, mais je n’ai jamais oublié.
L’amour n’efface pas, elle soulage.
Mais si c’est si facile de passer de l’après à l’avant, pourquoi ne pas prendre un aller simple ?

Parce que l’espoir nous retiens dans ses bras.
Parce que l’isolement nous fait de l’œil.
Parce que la peur nous met un couteau sous la gorge.
Parce que tout, simplement.

Permettez-vous.

23 avr. 2009, Catégorie : Personnel, mode,

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